‹ Comédies romanesquesChapitre 104 sur 130 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

BLANDINE

Qui vous die qu'avec lui, je parlerai de mémer

AUGUSTE

De mieux en mieux !

BLANDINE

Comment.-^

AUGUSTE

Je suis assassiné, Volé, vendu, perdu !

BLAKDIKE, riant.

Quoi?

AUGUSTE

\'ous m'avez donné Le coup mortel.

BL AN DINE, avec coquetterie.

Bon Dieu ! que vous me faices rire !

S'il m'aime, et que ce soit au point de me le dire. Ne puis-je pas le croire... et ne p.is récoucer.^

AUGUSTE, souriant.

Coquette !

BLAKDIKE.

Nous allons encor nous disputer }

AUGUSTE, avec fatuité.

Non, mais suis-je bien sur d"ècre, pour ma charmante,

i86 LE RETOUR.

Le plus charmanc?

BLANDINE, doucement moqueuse.

Monsieur veut qu'on le complimente En vérité?

AUGUSTE

Blandine, un sourire de vous, Cest le ciel. Il n'est pas en mon cœur de courroux Qui tienne à ce regard malicieux et tendre, Mais...

BLANDINE

Si vous ne sortez, vous vous ferez attendre Tout à l'heure.

AUGUSTE

Et pourquoi sortir?

BLANDINE

Pour me laisser Me faire belle.

AUGUSTE

Oh! bah! je vous veux embrasser, Comme dit le cousin, pour ce mot-là. — Vous belle! Ne l'êtes-vous donc pas toujours?

BLANDINE

Je vous rappelle Qu'il est tard, qu'on viendra, que nous serons surpris.

AUGUSTE

Quel habit mettez-vous?

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