SCENE VII
Oui, comme un enfant soc, et maman le supporte ; Car maman passe tout à Blandine, ce ma sœur, Pour plaire à cet intrus qui fait le joli cœur, Le veut ainsi. Mais j'ai trouvé le pot au rose. Ce ne peut être à moi qu'on cache quelque chose : Ils sont tous deux d'accord, et maman n'en sait rien. Elle l'épousera dès qu'il le voudra bien : Il lui faut seulement que sa mère y consente, Et pour l'hiver entier cette dame est absente ; C'est l'unique raison du retard qu'il y met.
ÉTIENNi:.
Et ce consentement esc sûrî* »
LUCY
Il le promet.
De temps en temps il veut que je le traite en frère. Disanc qu'il m'aime ainsi. Mais moi, toucau concraire, Plus il faic le gentil, plus il m'agace.
tTIENKK.
lia De grands biens?
LUCY
Oui, des biens nationaux. Cela Vient du père qui fit de très-belles affaires, En achetant ainsi toute sorte de terres. — A propos, pourquoi donc ne le fericz-vous pas. Puisqu'on dit maintenant que tous les assignats
Sont mauvais i^ — L'autre jour, j'en ai, dans une armoire,
Découvert des monceaux, et, ne sachant que croire
En voyant votre nom écrit dessus, j'allai
Vite à maman, qui prit un air tout désolé
Et me dit: « Ah! mon Dieu, fais-t'en des papillotes ! »
Mais je les séparai d'un tas de vieilles notes,
Et bien soigneusement je les ai tous gardés
Pour vous les rendre. Ils sont dans ma chambre. Attende
Je vais vous les chercher.
Elle sort en courant.
ETIENNE
Non, non, c'est inutile !
Seul.
— Voilà ce que ma tante, en son gracieux style. Appelait un sujet trop peu satisfaisant. Bonne tante ! parbleu, je crois bien.
LUC Y rentre en portant avec peine un gros paquet de papiers.
A présent, Vous allez voir : déjà j'en ai fait le triage. Les paquets sont chacun de mille francs. Je gage Que vous en avez là près de cent.
ETIENNE
Peu s'en faut.
C'est toute ma fortune.
LUC Y, troublée.
Oh!... touteJ^... et cela vaut?'