‹ Comédies romanesquesChapitre 16 sur 130 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

HÉLÈJX.^, CLO\IS, THÈOVHILE, CLITIVHOJ^, LE JUGE. SIDIiÂS.

HELENE, revenant derrière le juge et tenant Théophile et Clitiphon chacun par une main. D'un ton très-troublé.

Ils sont ici, mon père.

LE JUGE, se retournant brusquement-

Hein !

SIDI AS , abasourdi.

Qu'est-ce }

HÉ LE ME, suppliant.

Pardonnez ! Tous deux à votre seuil étaient assassinés... Un peuple furieu.x, une foule en délire

28 THEOPHILE

Les menaçaient. Hélas ! que dois-je encor vous dire?' Vous n'ëciez pas rentré... Sidias était loin...

SIDIAS, avec rancune.

Oui!

HÉLÈNE

Moi, je n'ai pas pu souffrir d'être témoin De cela. — J'entr'ouvris la porte dérobée, Et je les fis monter.

SIDI AS , àe même.

Leur colère est tombée Alors sur moi.

HÉLÈNE

Mon père, ils étaient malheureux, De tous abandonnés...

SIDIAS, de même.

Votre cœur généreux De me sauver aussi ne se mit guère en peine ; Mais moi, je ne suis rien, oh ! rien du tout.

LE JUGEj comme retrouvant la parole qu'il avait perdue.

Hélène !

Je ne m'attendais pas à pareil dénoiiment ; Chaque minute ajoute à mon éconnement; Je reste stupéfait . Ma surprise est extrême. Et découvrant soudain ces messieurs ici-même. Quand je croyais ne plus entendre parler d'eux,

Page 1