‹ Comédies romanesquesChapitre 18 sur 130 · ACTE I, SCENE vu · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE vu

Ne savent pas qu'ils sont chez vous. En les perdanc Vous vous perdez : vous-même avouez que pendanc Le trouble, c'est ici qu'ils ont trouvé refuge.

LE JUGE, d'un air trcs-malheureiix.

Par Dieu ! je ne le sais que trop.

SIDI AS, tirant le juge à gauche.

Monsieur le juge, Votre fdle s'exalte à les défendre. Allons, Faites que ces gens-là nous montrent les talons.

HÉLÈNE, tirant de son côté le jugea droite.

Mon père, gardez-vous de l'écouter.

CLITIPHON, avec une impatience qu'Hélène réprime du regard aussitôt.

J'enrage.

THEOPHILE, moqueur.

C'est bien drôle !

SIDI A s, même jeu.

Agissez! Qu'attendre davantage . -

HÉLÈNE, même jeu.

Je vous en prie...

C LORIS, prenant le juge par le bras et l'amenant sur le devant de la scène.

Jl faut voir le juste milieu Des choses,

j^ THEOPHILE.

LE JUGE, se tournant avec empressement.

C'est cela.

CLORIS

Faire la part du feu...

THE'oPHILE, observant la scène.

O comédie!

Hélène parle bas à Clitiphon.

CLORIS^ dérobant son visage à Théophile, qui se rapproche.

Enfin gagner du temps.

LE JUGE

Sans doute!

Me décider trop vite est ce que je redoute Le plus.

CLORIS, flatteuse.

Tous les esprits prudents sont comme vous. Laissez les jugements précipités aux fous Pour qui l'heure présente est tout. Vous, au contraire, Que la sagesse guide et la raison éclaire, Voyez à quel parti vous vous arrêterez. Ne hâtez rien, prenez haleine, préparez Votre conclusion, comme lorsque vous faites Un de ces beaux rapports qui sont les grandes fêtes Du palais.

LE JUGE, charmé.

Oh!

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