ACTE I, SCENE VII. js
C LORIS, Je même.
Non. non, je ne sais pas mentir,
Cliangcint de ton à rai-voix
Je suis franche... voyons sans les faire sortir Tout de suite, n'est-il aucun moyen honnête
Changeant Je ton.
De s'en débarrasser sûrementi^ — Je répète Que nous nous confions à vous entièrement. Vous êtes trop humain, que dis-je! trop clément Pour n'être pas touché du sort qui les menace. Je ne conseille rien. Dieu me reçoive en grâce!
Cliangcant Je ton J'un air insinuant.
— Mais, si nous les cachions ici jusqu'à la nuit ; Avec de bons chevaux, amenés là sans bruit,
— Le jardin vous savez sur la campagne donne — Ils pourraient s'en aller sans rencontrer personne. De grands manteaux, le soir, un guide un peu discret Qu'avec quelques écus on iutéresseraic...
LE JUG£
Mais, c'est prêter les mains...
CLORIS, Je niênic.
Tout couvrirait leur fuite :
Vos serviteurs sont sûrs, ils se tairaient. — Ensuite \'ous feriez comme il faut sentir aux furieux Que vous êtes le maître... et tout serait j^u mieux
iô THEOPHILE.
LE JUGE
Hum!
CLORIS
Prenez votre temps.
LE JUGE S'assied sur un fauteuil et fait signe qu'on se range dei'ant lui.
Messieurs, sauver vos têtes N'est pas chose facile, et savoir qui vous êtes
Appelant Clitiplion de sa main comme à l'audience.
N'est pas de trop. — Voyons ; vous d'abord, votre nom.
CLITIPHOK.
Monsieur, tous mes amis m'appellent Clitiphon, Mais je suis gentilhomme et de bonne noblesse. Bien qu'une cour dévote à l'écart me délaisse.
LE JUGE
Fort bien. Je vous entends. — Vous êtes huguenot.^
CLITIPHON, très-sérieusement avec un profond salut.
Oui, monsieur.
LE JUGE, à Théophile.
Et vous.^
the'ophile.
Moi? mais oui, comme Marot,
Erasme ou Rabelais.