IV PREFACE
ment à l'égard de l'Allemagne. Je croyais comme vous alors qu'il y avait de l'autre coté du Rhin des esprits généreux^ des Jeunesses enthousiastes, des cœurs capables de communiquer au foyer domestique la grâce du rêve et la douceur de V intimité , des gens enfin de mœurs studieuses j fieres, honnêtes et tendres. Que nous nous étions cruellement trompés! Ma colère en a été si grande qu'un moment j'ai songé à changer le lieu de l'action pour la mettre en sûreté loin de ce pays si faux et si brutal. Mais tel n'a point été votre avis ^ cher maître, et vous avie^ raison : ce qui est écrit est écrit surtout quand c'est imprimé. Je voudrais donc que ce petit tableau, vignette si légère aux marges du grand Faust, témoignât seulement de la sincérité de mes admirations pour une œuvre immortelle, en même temps que de la hauteur d'illusions d'où il nous a fallu descendre au contact du vrai génie germanique figuré maintenant chei nous par la rapine et la cruauté.
Quant à la Baguc^ je n'y ajouterai point de bien longs commentaires , quoique ce court poème moins dramatique, ce me semble, que lyrique ait soulevé autour de moi plus d'une objection.