‹ Comédies romanesquesChapitre 3 sur 130 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

f^ûus me Vavei dit vous-même, cher maître, la tentation est irrésistible pour un jeune écrivain d'imaginer le bonheur dans l'amour et l'amour dans l'absolu^ c'est-à-dire en dehors de toute règle et de toute contrainte. Je l'ai essayé à mon tour ^ et , quoi que j'aie pu faire, la tristesse, le remords, la fatalité retombent sur ceux qui les ont voulu braver ; si bien que, lorsque la catastrophe arrive, elle est presque un soulagement dans une situation sans issue. Telle est du moins la moralité qui est ressort ie pour moi dune histoire que j'avais lue un jour.

Enfin le Retour, qui est de date plus récente, fut composé bien longtemps avant que d'être écrit, et son héros républicain remonte dans ma pensée bien avant la chute de l'empire. Un rapprochement fortuit avec certains événements politiques pourrait le faire croire une pièce de circonstance, mais le hasard en serait seul cause. Hélas ! ce n'est pas d'aujourd'hui ni d'hier que les fervents de la France patriote et de la république idéale s'aheurtent aux décadences d'un Directoire , et reviennent en étrangers dans un milieu d'idées qui les a abandonnés pendant qu'ils y dévouaient leur vie !

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