‹ Comédies romanesquesChapitre 4 sur 130 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

J'ai tenu pourtant à circonscrire autant que possible, par les opinions ou le langage des personnages . cette saynète dans l'époque précise de l'an vi.

Vous rappellerai-Je encore qu'elle eut l'honneur de la lecture à la Comédie-Française . et que messieurs du comité, sur la bienveillante recommandation de M. Perrin, la voulurent bien recevoir à correction? Au moment de la publier, je sens davantage et la faiblesse de ma comédie et la faveur d'un tel accueil. Que chacun de ces messieurs en soit donc ici vivement remercié !

En résumé , s'il me fallait définir d'un mot l'un ou Vautre de ces essais, je dirais que pour moi Théophile représente l' amour -fantaisie . Bertholdus l'amour-tendresse, Harry l'amour-passion, Etienne l'amour- idéal, et que leur titre de Comédies romanesques, certifiant la simplicité d'intention que j'y ai apportée, doit prouver suffisamment que je n'ai prétendu à rien, sinon à broder le thème éternel à ma guise et pour m'amuser. Mais bien plutôt je vous prierais, cher maître , de me pardonner une si longue introduction à des œuvres qui n'ont de charme pour moi et d'appui auprès du public que parce que vous consentej â en accepter l'hommage.

PREFACE. Tii

Aussi bien comme préface navais-je qu'une chose à tous dire, c'est que. si peu de valeur qu'il y air Jamais en ce que J'écris, Je vous le dois; que Je n'y prends de plaisir qu'à la pensée de vous en faire un peu et de justifier au moins par ma bonne volonté tous les soins que vous m'avei donnés; qu'il n'a pas tenu au désir que j'en avais que mon livre ne fût mille fois meilleur pour être plus digne de vous être offert ; que Je suis heureuse d'avoir enfin cette occasion de vous le répéter hautement, et que Je serai toujours, cher maître,

Votre reconnaissante élève,

lOUlSiA SIEJE\T.

Lft Ormes, le 19 Mars lSj2.

THÉOPHILE

EN DtUX ACTES, E\ VER;

VER5 0:I^3X<:âGES :

Théophile de Viau.

Clitiphon, oeiitilbomme UiigLienot.

Siclias, péiiAiit.

Le Juge, père (l'HcIc-iij.

Hélène.

C loris, dite Liicinde, duègne.

[,a scène se passe dans une ville de province, sur la route de Paris à Tours, en 1625.

Salon bourgeois du temps de Louis XllI. Fenêtre au fond, portes à droite et à gauclie.

THÉOPHILE

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