‹ Comédies romanesquesChapitre 53 sur 130 · ACTE II, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XI

Où les lèvres vidaient les coupes éciimantes,

Avec des chants si fous et des rires si francs ;

Et quand je te regarde aujourd'hui, je te prends

En pitié. J'ai regret à te voir si jolie

Et si jeune, cachée et comme ensevelie

Sous ces coiffes de crêpe et ce long voile noir.

C L O R I s , d'un ton dégage.

Ah! c'était le bon temps, mais il n'est plus.

thl'ophile.

Le soir Que faites-vous ici ?

c LORIS, reprenant sa mauvaise luimeur.

Le Juge dort, Hélène Coud, Sidias l'ennuie, et moi je perds haleine A force de bâiller en dedans.

THEOPHILE

o Cloris !

Si Corinne, Philis ou d'autres de Paris Le savaient !

CLORIS

Ta Corinne autrefois tant aimée.

Elle doit maintenant être assez déplumée.

TH t'OPHILh.

Mais, non.

88 THEOPHILE

CLORIS

Elle a pourtant quatre ans de plus que moi.

THEOPHILE

Tant que cela!

CLORIS

Mais, oui.

the'ophile.

Je ne sais pas pourquoi Je ne l'aurais pas cru. C'est ta hideuse robe Qui me trompe, et ce voile affreux qui te dérobe A mes regards. — Jadis l'habit incarnadin. Serrant la taille avec l'ample vertugadin. Faisant bouffer la jupe à gros plis sur les hanches, Dans tes cheveux frisés de folles plumes blanches, Un peu de fard enfin, t'allaient mieux.

CLORIS, souriant malgré elle.

Bah ! vraiment, Tu t'en souviens }

THEOPHILE

Parbleu !

CLORIS

Corinne bellement Pensa pour ce: habit mourir de jalousie.

THEOPHILE

Bon! si tu revenais de cette fantaisie.

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