‹ Comédies romanesquesChapitre 83 sur 130 · PROLOGUE. i+S · texte numérisé non relu

PROLOGUE. i+S

Non, je sens sous les fleurs s'allonger la couleuvre :

L'odeur du fruit fatal a troublé ma raison.

Oh ! si c'est félonie, oh ! si c'est trahison,

Où donc est le vainqueur, qu'il achève son œuvre?'

Laisse le jour percer l'ombre où tu te débats, Laisse chanter en toi la divine réponse. Le vainqueur, c'est l'amour que ma bouche t'annonce. Et qui cherche ta trace en te nommant tout-bas.

Ne me refuse plus de m'enteadre et me croire. Qu'est-ce donc qu'un trésor que l'on n'a pas donné } La couronne se pose à ton front incliné, Et ta faiblesse, ô femme, est ta sûre victoire !

Ne crains rien, je ne veux que rester à tes pieds, Partageant ton fardeau, consolant ta détresse; Et quelquefois, à l'heure où l'angoisse t'oppresse. Te rappeler d'un mot les cieux trop oubliés.

Je serai ton esclave...

FLOREN'CE.

Ah ! dis plutôt mon maître.

Celui par qui j'apprends que vivre c'est aimer, Celui que j'ai béni sans oser l'acclamer, Celui que j'attendais avant de le connaître.

Verse à mon âme avide, à mon cœur altéré, Verse le floc fécond de tes vives tendresses. Mon rêve a prévenu les vœux que tu caresses, Je cède, et maintenant parle: j'écouterai!

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