CARLOS ET ANITA
Ce lumalte affreax. cette fiè«re
dévorante... c'est l'amoar...
Aver la morte iunaogi gli pèche per mi.
PlKTRARQUK.
La douce influence des climats méridionaux se faisait encore sentir, car le trois>mftts le San-Pablo se trouvait à la hauteur du détroit de Gibraltar. Poussé par une faible brise, toutes ses voiles étaient dehors, depuis le contre-catacoës jusqu'aux focs d*étai. Il venait du Pérou , et se rendait à Lisbonne sous pavillon anglais, ignorant la rupture de la France et de l'Angleterre.
L'appartement du capitaine était occupé par don Carlos Toscano et sa femme , riches négociants de Lima, qui avaient frété le San-Pablo à Calao.
On ne reconnaissait plus la chambre du navire, tant Carlos y avait déployé de luxe et d*élégance. Sur les parois nues et grises s'étendait une riche draperie qui, se séparant au-dessus des fenêtres, retombait en plis ondoyants. Le plancher était recouvert de nattes de Lima tressées d'une paille fine et blanche, et encadrées dans de larges dessins de con-