‹ Comédies sociales et scènes dialoguées (volume 2)Chapitre 113 sur 129 · CARLOS ET ANITA · texte numérisé non relu

CARLOS ET ANITA

leura tranchantei. De longues caisses de bois d*Akap rouge et poli contenaient des camélias , des jasmins du Mexique et des cactus aui feuilles épaisses. Puis^ dans une belle volièi-e de citronnier entourée d'un léger réseau d'argent , voltigeaient des bengalis à la tête verte, aux ailes pourpres reflétées d'or, et dé jolies perruches de PoHo-^Rico , toutes bleues , avec une aigrette orange et un bec noir comme Fébène.

L*air était tiède et embaumé , le ciel pur, la mer magnifique; et, sans le léger fat^lancement que la houle imprimait au navire> on aurait pu se croire à ten*e.

Assis sur un riche divan, Carlos souriait à sH femme, qui tenait encore une guitare à la main.

c Brava ! brava ! mon Anita, — s'écria^t-^il , — ja* mais on n*a mieux chanté l'amour.

^^ C'est qu'on ne l'a jamais mieux éprouvé , mon ange.

•*^ Oui f et pour toujours ,» . . -^ dit Carlos.

— Pour la vie,i.. t dit Anita.

Et leurs bouches se rencontrèrent ^ et il la serra contre lui dans une étreinte conviilsive.

En tombant à leurs pieds , la guitare rendit un accord doux et harmonieux comme le dernier son d*ud4>rgue.

Carlos regardait sa femme de ce regard qui va au cffîor, qui fait frissonner d*amour, qui fait mal.

Et elle , fascinée par ce regard acre et brûlAnt , murmurait en fermant sêS yeux appesantis ! c GrAce ! . . . grâce!... mon Csrlrts î »

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