‹ Comédies sociales et scènes dialoguées (volume 2)Chapitre 26 sur 129 · LE MINISTRE , ÉPAMINONDAS · texte numérisé non relu

LE MINISTRE , ÉPAMINONDAS

LR MiMiiTRE, sonnatit, — Ea vérité, ma tante Aurore est folle. (A l'huissier.) Faites entrer M. de Clerville. (L'huissier sort.) EuHa, voilà toujours, grâce à cette place, ma diablesse de Félicité casée ; maintenant je m'en lave les mains ; que Tépouseur 8*arrange de cet opiniâtre et indécrottable petit caractère-là. Je lui souhaite bien du plaisir... (Épaminondas entre. Le ministre, allant à lui» le prend par la main^ et lui dit à l'oreille en l'emmenant vers la table où est le contrat et l'ordonnance.) Allons donc, monsieur le conseiller.

éPAMiNONDAS, faisant un signe de respectueux étonnement. — Ah! monsieur le ministre, mon bienfaiteur ! comment jamais reconnaître. . .

LE HiiNiSTRE, avec un épanchement rempli de dignité et de bonté paternelle. — En rendant heureuse rintéressante orpheline dont je vous confie le sort, mon ami, en vous vouant au bonheur de ma Félicité.i Hélas ! c'est une pauvre fleur, une timide enfant qui vous attend pour sourire à la vie et éprouver Témotion des plus tendres sentiments... Ah! mon ami... je vous confie mon trésor le plus précieux (embras^

LE JUGE. tf7

saut Epaminondas anec effusion)^ parce que je sais comlnen vous en êtes digne.

EPAMINONDAS. — Ah! uionsieur, elle sera sacrée poar moi.

LE HiNisTRK. — A demain donc l'ordonnance et dans on mois le contrat ; vous avez ma parole comme j'ai la vôtre. ^

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