SCÈNE
M. DE CI.ERl H J.K , ÉPAMIXOXDAS.
l'.nlre Kpaniinoiidas ; il a dix-luiil ans, mais l'air encoïc fort écolior. M. de Clerville s'assied gravcnienl dans son fauteuil, cl regarde un inhiant son (ils eu silence.
M. DK ci,K!Uii,î,K. — A (juellc licure , monsieur, (Mes-vous rentré hier soir ?
Ki'.^Mi.voNDAS. — Je suis rentré en sortant de chez mon répétiteur de droit ; il devait èlre à peu près...» dix heures.
M. DK ci.KRViî.i.K. — Vraiment... il devait élre à peu près dix heures... (Il le rccjardo fr.ccmci}!.) Vous êtes hien siu* de cela ?
Ki'un\OM)AS. — Je ne puis pas en être sur ù la minute, car je ne suis pas une horlojje , non plus! mais qu'est-ce que tu as donc à me refi[arder comme ca ? Je te dis qu'il était dix heures, c'esl qu'il était dix heures...
LE JLGE. -21
M. m: CLKRV'ILLE, èclataut. — \'ous êtes un imposteur !. . . il était minuit , monsieur, minuit passe. . . Qu'avez-vous fait jusqu'à celte heure ? répondez !
ÉPAiiixoxDAS. — Mais, puisque je vous dis que je suis rentre à dis heures , en sortant de chez mon répétiteur de droit.
M. DE CLERVILLE. — Je VOUS dis que vous mentez impudemment ; vous êtes rentré à mànuit, monsieur, avec ce frarncment de AI. Simonneau , qui vous perdra.
KP.AMixoxDAS. — Simonneau n'est pas un garncm.ent, il a beaucoup de talent pour la peinture, sa famille est riche et...
AI. DE CLERVILLE. — Il ne s'agit pas de la famille de M. Simonneau, mais de vous, monsieur, qui vous permettez de rentrer à des heures indues , et de ce vaurien, qui vous encourage dans votre paresse et votre dissipation.
KPAMLvoxDAS. — Au Contraire, il me donne de très-bons conseils.