‹ Comédies sociales et scènes dialoguéesChapitre 60 sur 86 · M. G RI NET · texte numérisé non relu

M. G RI NET

Entre madame CRIXET , toute souriante, apportant le sahre et la (jiberne de son mari.

MADAME CRIXET. — Eh bien, eh bien, à quoi t'amuses-tu là, monsieur Crinet? Est-ce que tu ne te souviens pas que c'est ton jour de garde? et ta barbe qui n'est pas seulement faite... Tiens, voilà déjà tes Ifuffleteries.

CRIXET, stupéfait. — Mon jour de garde, mon jour de garde! Mais je l'ai montée il y a douze jours... ma garde.

MADAME CRIXET, acec incjéuuité. — Dame... je ne sais pas... moi; tout ce que je sais, c'est que voilà un billet... qu'on m'a apporté hier...

CRIXET lit et le foule aux pieds arec fureur. — Monter la garde aujourd'hui... quand j'ai trois marchés à passer... risquer de perdre peut-être di.\ mille francs, si je les manque... Xon, non, je n'irai pas. On prendra ma tète si Ton veut, mais je ne monterai pas la garde aujourd'hui. Voilà ma tète... qu'on la prenne...

MADAME CRiXKT, à pari. — Il n'ira pas... Et Régulus qui doit venir. (i/«?/^ ) Alais, mon Dieu, monsieur Crinet, tu sais bien qu'on ne te prendra pas ta tète... Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse de ta tète. Ainsi ne fais pas le crâne comme ça... puisque tu finiras toujours par y aller; voyons, mon cœur. . . sois bien gentil... sois bon citoyen...

<:rixet. — !Mais c'est une injustice atroce, un guetapens, un assassinat, et je suis encore cité au conseil

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