COMÉDIE EN UN ACTE
Théâtre Français, $ juin i86>.
LES ^CTEU%S
Vénus M"* Ponsin.
Mercure M. Coquelin
La scène est dans Vile de Cythère.
Chej^ la déesse Venus, aux portes de la ville de Cythère. Un palais d'èlé dont les colonnes peintes, les salles bâties d ciel ouvert et les constructions prolongées au loin se mêlent d des jardins de lauriers-roses. Aux portiques pendent des guirlandes de Jleurs et de feuillages. Sur les murailles, des flûtes et des lyres. Une statue de l'Amour enfant, nu et appuyé sur son arc; une fontaine jaillissante, dont Veau retombe dans un bassin d*or. Jardinières de marbre sculpté d'où s'élancent de grandes fleurs éclatantes ; lits couverts de riches étoffes d'Asie ; meubles d'ivoire. Sur une table de mosaïque sont posés un coffret d'où les riches joyaux débordent, et un miroir d main en or poli. On est au milieu d'un jour d'été brûlant, où tout languit et frissonne dans la lumière blanche.
SCÈ'H.E T1iEDiiIÈ%E
MERCURE
J'y suis enfin 1 — Voilà Cythère, et la maison Où demeure Cypris dans la belle saison.
Oh ! je suis las ! Mes pieds devancent les gazelles, Et quand je ne cours pas, il faut voler. Mes ailes