‹ Comédies (volume 2)Chapitre 16 sur 182 · SCE'N.E VII · texte numérisé non relu

SCE'N.E VII

GNIPHON, puis ÉROS.

GNIPHON, avec un soupir.

Elle s'enfuit, pareille à l'aube matinale !

Envoyant des baisers d Glaucé.

Adieu I

Détachant sa flûte.

Si j'essayais les chansons du Ménale?

Non. La Déesse aux pieds d'argent, en vérité. M'a traité comme un sot. Je l'ai bien mérité. Mais par où ce larron d'Amour a-t-il su prendre La fuite? Il était là. Je n'y puis rien comprendre, A moins qu'il n'ait trouvé les ailes d'un oiseau. Ou disparu sous les gazons comme un ruisseau.

Montrant le myrte qui a dérobé Eros aux regards de Diane, Car il n'est pas entré dans ce myrte, peut-être ! Les branches du myrte ^écartent et laissent voir Éros.

ÉROS

Si hiu

GNIPHON.

Te voilà donc, enchanteur?

ÉROS) s'avançant vers Gniphon,

Oui, mon maître.

GNIPHON.

Eh bien, tu l'as pu voir, ces bocages sont pleins De surprises 1 Ris donc un peu.

ÉROS

Qiie je te plains D'être méchant I Tu peux être méchant l toi l'hôte De la grande forêt charmante I

GNIPHON, avec accablement.

Est-ce ma faute?

ÉROS

Comment?

GNIPHON.

Vois-tu, j'ai trop souffert.

ÉROS

Quelque devin Dit-il qu'en Thessalie on manquera de vin?

Et le Dieu qui sourit sous la peau de panthère A-t-il quitté ces monts?

GNIPHON.

Laissons là le mystère I

Page 1