ACTE I, SCÈNE VII 3I
ÉROS
Eh I que puis-je ?
GNIPHON.
Il me faut ce qui soumet les cœurs, Les sucs mystérieux que l'art des enchanteurs Distille.
ÈROS.
Quoi?
GNIPHON.
Ma joie étonnera Taurore 1 Un philtre seulement, Éros, et je t*adore I
ÉROS
Ah I les philtres qui font aimer I
GNIPHON, affriandé.
Oui.
ÉROS
Tu les veux?
£h bien I connais-les donc, ce sont les blonds cheveux Épars, et dans lesquels le vent libre se joue, C'est le courage au cœur, c'est le sang à la joue, C'est l'ardeur pour la guerre et les nobles travaux, C'est une main habile à dompter les chevaux.
C'est une âme éveillant les sanglots de la lyre, C'est la passion folle, ivre de son délire.
Enfin, c'est l'amour même, effaré, triomphant, Balbutiant des mots chéris comme un enfant, Et puis lançant la foudre avec un bruit d'orage. Mais toi, vil, tout gonflé d'une impuissante rage. Les Nymphes au beau front s'enfuiront de tes bras.
Toi, reine de la Kerie, Diane, chisseresse aux pieds d'aigent, te cor,
Tu aie hais, tu me hais. Prends garde à toi, \e t':
Amour i
Adieu, Gniphon.
Il ml, n icHlimtM diftiw Furiilh au tmll iu
SCÈ'yiE FUI GNIPHON, fuis EUNICE tl MÉLITE,
Amoui l
J'«a suis tout blême.
Comme il m'a dît mon faitt