‹ Comédies (volume 2)Chapitre 40 sur 182 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Mille trous assez grands pour y fourrer le poing. L'étoffe en est malade et me demande grâce.

Comment me procurer une somme assez grasse Ponr remplacer cela, sans bourse délier, Aux dépens d'un confrère ou de quelque écolier?

Apercevant Le'andre.

Ah 1 Léandre I Évitons-le, il fut toujours ma plaie.

LÉ AN DUE, abordant Orgon.

Salut, seigneur Orgon 1

ORGON, feignant de ne pas le reconnaître.

Je n'ai pas de monnaie.

Je ne donne jamais aux pauvres.

LÉANDRE

Vous riez?

ORGON, même jeu.

Dans la semaine rien, ni les jours fériés Non plus.

LÉANDRE, insistant.

Seigneur Orgon, l'entêtement est rare.

Je viens ici...

ORGON

Chansons.

LÉANDRE

Vous saluer I

Tarare.

LÉANDRE

Un seul mot I

ORGON

Point d'affaire.

LÉANDRE

Il faut cependant...

ORGON

Non.

LÉANDRE

J'aurais voulu...

ORGON

Nenni.

LÉANDRE, criant.

Mais écoutez mon nom !

Je suis Léandre 1

ORGON, feignant de le reconnaître. Avec bonhomie.

Ah ! ah 1 c'est toi, mon cher Léandre ?

Je t'avais pris d'abord, je ne puis m'en défendre. Pour quelque tirelaine.

Ah I vous êtes trop bon I

ORGON

Qjie me veux-tu?

LÉANDRE, à part.

Tâchons d'adoucir le barbon.

Haut.

Vraiment, vous vous portez comme un lys !

ORGON

Je me porte

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