‹ Comédies (volume 2)Chapitre 47 sur 182 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

A quel degré le pauvre... Octave est mon parent. Mais comme le récit exact de ses misères M*a touché I

COLOMBINE

Je le crois 1

LÉANDRE

Se voir par des corsaires Traité plus durement que chez les Algonquins 1

COLOMBINE

Qjaoi donc, Tont-ils battu ?

LÉANDRE

Sans pitié. Ces requins, —

Cherchant dans ses poches.

y ai la lettre; que diable est-elle devenue?... Lui font scier du bois sur une roche nue.

COLOMBINE

Sur une roche 1

LÉANDRE

Eh, oui!

COLOMBINE

La barbare façon !

LÉANDRE

Et ne le veulent pas renvoyer sans rançon.

Enfin, si je n'ai pas cent écus dans une heure Pour ramener ici le neveu que je pleure ; S*il faut que sans secours il périsse là-bas Sous le bâton d*un Turc...

COLOT4BINE

Il ne périra pasl Compte sur ton amie en ce péril extrême, Cluand te faut-il les cent écus?

LÉANDRE

A l'heure même.

COLOMBINE

Eh bien I rassure-toi, tu les auras.

LÉANDRE, feignant de ne pas avoir entendu.

S'il faut Qii'ainsî ma loyauté soit surprise en défaut, Malgré mes feux, cherchant le fier trépas du brave, Aux bords tunisiens j'irai rejoindre Octave, Et tous les deux perdus...

COLOMBINE

Non, tous les deux sauvés I Reviens dans un instant.

LÉANDRE

Tu l'exiges?

COLOMBINE, lui tendant la main»

Vivez I

LÉANDRE, baisant la main de Colombine.

Pour VOUS seule I

Avec emphase.

Quoi qu'il arrive ou qu'il advienne * I

// sort.

* Quoi qu'il advienne ou qu'il arrive. (M. Scribe, Les Huguenots, acte III, scène i v.)

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