‹ Comédies (volume 2)Chapitre 58 sur 182 · ACTE I, SCÈNE II ll · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II ll

OLIVIER

Le géant Goliath, qui fauchait une armée.

Eut en son temps le port moins fier, sur mon honneur.

CÉLIDÉE.

Ce passant est sans doute un brave !

SCÈ'K.E II

OLIVIER, CÉLIDÉE, SYLVAIN.

SYLVAIN, entrant, à Olivier,

Monseigneur...

CÉLIDÉE.

Parle, mon bon Sylvain.

SYLVAIN

Madame, un gentilhomme De grand air (il n'a pas dit comment on le nomme) Demande pour une heure asile, avec les gens Qji'il mène : deux beautés, dont les yeux engageants Sont doux; un capitaine à la mine féroce; Deux valets. Une pierre a brisé leur carrosse Tout près d'ici...

OLIVIER

Mon brave, amène-les.

Sylvain sort. — Riant.

Voilà Peut-être ma princesse, Omphale ou Dalila, Qjii vient à mon appel.

Il8 FLORISE

CÉLIDÉE, à part.

Un jeune capitaine !

OLIVIER

Gageons que notre brave à la mine hautaine Est avec ces gens-là I

CÉLIDÉE.

Ce seigneur?

OLIVIER

Pen suis sûr 1 Notre désert, caché dans le feuillage obscur, N'attire pas les yeux des passants; il est rare Qu'en cette solitude un voyageur s'égare.

Mais puisque enfin le ciel dirige ici leurs pas, Le vieux château d'Atys ne repoussera pas Ces hôtes, dont Sylvain a si bien fait le compte.

CÉLIDÉE.

Certes !

SCÈ'H.E III

OLIVIER, CÉLIDÉE; SYLVAIN conduisant HARDY, PYMANTE, JODELET, RO- SIDOR, AMARANTE et LUCINDE; puis GUILLEMETTE.

SYLVAIN, à Hardy, en lui montrant Olivier,

Monsieur, parlez à monseigneur le comte D'Atys.

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