‹ Comédies (volume 2)Chapitre 60 sur 182 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

C'est là que nous devons jouer notre nouvelle Comédie, un produit de mon humble cervelle :

L'Amazone Hippolyte, en un mot. Passions Et gaieté, rien n'y manque. Or, comme nous passions Tout près d'ici, faisant grand'hâte pour rejoindre Nos compagnons, à l'heure où le jour allait poindre Et baigner de ses clairs rayons le bois fumant, Notre chariot va buter étourdiment Contre une grosse pierre et se casse une roue. Attendre, sous le vent qui vous fouette la joue, Qu'on eût raccommodé le coche triomphant, C'était bon pour nous, mais

Montrant Amarante et Lucinde.

ces visages d'enfant Y périraient; voilà pourquoi je vous demande Asile; car la brise amoureuse et friande Met sa folle morsure à ces fronts ingénus.

OLIVIER

Je vous le dis encor, soyez les bienvenus Dans ce château. Voici madame Célidée, Sœur du comte d'Atys, mon père.

ROSIDOR, regardant Célidée, à part,

Qjielle idéel Fort bienl

HARDY, s'incîinant divant Célidée, Madame...

OLIVIER, gravement.

Rien ne vaut son cœur divin.

Ce vieillard aux cheveux de neige, c'est Sylvain, L'écuyer du feu comte. Ame sûre et trempée.

C'est Sylvain qui m'apprit à tenir une épée En brave homme, devant tout péril imprévu.

Entre Guillemeite, apportant une collation de confitures et de vins qu'elle dépose sur la table de marbre.

Guillemette, ma sœur de lait. Vous avez vu Maintenant ma maison et toute ma famille, Monsieur.

CÉLIDÉE, à Amarante et à Lucinde, Asseyez-vous ici, sous la charmille.

AMARANTE, minaudant.

Madame, je ne puis.

LUCINDE, de même.

C'est trop d'honneur.

Célidie insiste et les comédiennes s'asseyent après quelques façons.

OLIVIER, emplissant un verre»

Je bois A vous.

Emplissant un autre verre qu'il offre d Amarante.

Prenez ce verre avec vos petits doigts, —

CÉLIDÉE, à Amarante, Et buvez.

AMARANTE, à Olivier.

Monseigneur, je suis votre servante.

OLIVIER, offrant un verre à Lucinde.

Vous aussi.

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