‹ Comédies (volume 2)Chapitre 66 sur 182 · ACTE I, SCÈNE IV I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV I

LUCINDE

Allons I AMARANTE, riant.

Taisez-vous. L'innocent

Parle.

JODELET, toujours comme halluciné par sa rh^erie.

Ce que Hardy, le poëte puissant, Aime en Florise, c'est la Muse, âme éternelle, Qjii n'est pas elle et qui, cependant, vit en ellel Oui, c'est, n'en doutez pas, la noble expression De sa propre pensée et sa création; C'est le subtil esprit qu'il jeta sans mesure. Titan voleur du feu, dans cette argile obscure. Sans lui, qui la créa pour l'univers charmé, Florise n'était rien qu'un être inanimé.

Pourquoi songerait-il, dans l'ardeur qui l'enflamme, A ses attraits mortels, quand il a fait son âme?

LUCINDE, riant et haussant les épaules, Phébus que tout cela!

AMARANTE

Propos stérile et vain I LUCINDE, à Jodelet.

Fou bizarre I

AMARANTE, de mime. Ëtourneau I

PYMANTE, à Jodelet,

Qjiand tu vois un bon vin.

Comprends-moi, Jodelet, — est-ce que tu t'en sèvres ? Au contraire, tu mets la bouteille à tes lèvres, Et tu bois !

LUCINDE

Certes 1

AMARANTE

Bien 1 de même, quand Hardy Aime une belle femme, au printemps reverdi...

PTMANTE.

Il Tembrasse I

ROSIDOR, bas, à JodeUt,

Amarante en sait bien quelque chose.

LUCINDE

Moi, je suis de l'avis d'Amarante.

PTMANTE, has, à JotUUt,

Et pour cause.

AMARANTE, à JodeUt,

Tu n'es qu'un sotl

J'aurais cependant parié Que cela ne se peut, n'étant pas marié.

LUCINDE

Erreur I

ROSIDOR

Silence I on vient.

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