‹ Comédies (volume 3)Chapitre 106 sur 229 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

OLIVIER, FLORISE, f< pendant les premiers vers de la scène seulement, HARDY, caché.

Seigneur, la brise S'envole ; quand le flot par le flot obscurci Fuit pour jamais, peut-on lui dire : Reste ici? Cette onde, qui toujours nous délaisse, est l'emblème De mon caprice errant,

OLIVIER

Je sais que je vous aime, O Florise, qu'en vous rien n'est matériel. Et que vos yeux sacrés contiennent tout le ciel Dont la lumière tombe en moi comme un dictame!

FLORI SE

Vous m'aimez! — Qu'aimez-vous en moi, comte, une femme?

Mais Florise n'est pas une femme. Je suis

L'harmonieuse voix qui berce vos ennuis ;

Je suis la lyre aux sons divers que le poète

Fait résonner et qui sans lui serait muette,

Une comédienne, enfin. Je ne suis pas

Une femme. Hippolyte aff'rontant le trépas,

Hélène, Iphigénie en pleurs qu'on divinise,

Oui, vous les trouverez en moi, non pas Florise.

Non, vous ne l'aimez pas ! car Florise n'est rien

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