‹ Comédies (volume 3)Chapitre 107 sur 229 · Acte II, scène V. i6i · texte numérisé non relu

Acte II, scène V. i6i

Qu'un luth, indifférent quand le musicien Ne le tourmente plus avec l'archet sonore. Un luth, et rien de plus, seigneur.

OLIVI ER.

Je vous adore !

Vous parlez et je sens mes veines s'embraser D'un feu subtil qui court sur moi comme un baiser. Je regarde briller vos cils ! Votre sourire De lumière m'emplit de joie et me déchire. Mon cœur enchanté bat au rhythme de vos pas, Et je sens que je meurs si vous ne m'aimez pas !

FIORISK.

Enfant !

OLIVIER

Oui, vous avez raison. Voyez, je pleure Maintenant, et je suis un enfant. Tout à l'heure Je n'étais rien, j'étais mort. Vos yeux, clair flambeau, M'ont éveillé captif dans la nuit du tombeau Et devant la lumière adorable et ravie M'ont traîné pour souffrir et m'ont donné la vie.

F L G R 1 s E, un peu émue et voulant partir. Adieu, comte.

O ma vie! Écoute, c'est un jeu Cruel! Ne t'en va pas. Ne me dis pas adieu! Ne brise pas ainsi la coupe où je m'enivre !

Avec une explosion d'amour.

C'est si bon de vous voir, et c'est si bon de vivre!

i<î2 Florise.

FLO RI s E.

D'autres femmes auront ce sourire vermeil Qui vous plaît; il en est d'autres dont le soleil Embrase avec fierté la chevelure blonde !

Page 1