‹ Comédies (volume 3)Chapitre 125 sur 229 · Acte III, scène II. 1B · texte numérisé non relu

Acte III, scène II. 1B

Les larmes qu'un instant après le rire essuie Follement, alors comme en écoutant le val Plein du bruit des clairons furieux, un cheval De guerre tout à coup tressaille; comme Achille Frémit, sous des habits de vierge, en son asile, Pour avoir entendu sonner les javelots ; Ainsi Florise, amis, sentira ses yeux clos S'ouvrir î Vous la verrez, ainsi qu'une pythie. S'éveiller, l'âme en feu, de sa douce apathie Sous l'inspiration qui la ressaisira.

JODELET

Superbe !

rosido R.

Parfait !

Oui ce plan réussira, Car l'étincelle même allume un incendie ! Allons, vite, songeons à notre comédie.

Mais qui pourra me faire Hippolyte ? Voyons, Lucinde, avec ce front de lys plein de rayons, Sauras-tu me servir, nymphe à la blanche épaule Es-tu capable, enfin, de bien jour un rôle?

L UCIN DE.

Insolent !

HARDY

Pas trop mal. Cet œil de pleurs baigné! Le front haut! Garde-moi ce grand air indigné

i88 Florise.

Et ce cri triomphant de chasseresse auguste.

Sois terrible! mais tâche aussi de parler juste,

Car c'est pitié de voir tant de comédiens

Enfler leurs poumons, faire un grand bruit — pour des rien;

Et pour nous assourdir se mettre à la torture.

Sois poétique, avec l'accent de la nature !

lUCINDE.

On essaiera!

HARDY

Voici Florise ! Laissez-moi Seul avec elle.

Les comédiens sortent, en causant curieusement du projet de Hardy . Entre Florise.

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