‹ Comédies (volume 3)Chapitre 194 sur 229 · Acte II, scène III · texte numérisé non relu

Acte II, scène III

D I O M È D E, has à Ulysse.

Eh bien, quel est le sort de tes ruses subtiles?

ULYSSE, à Diomède.

Je m'y perds! Nous n'avons ici que des Achilles, Et chaque vierge a bu le vin comme un Titan, Ou comme un sable d'or près du fleuve Océan Absorbe l'onde amère et boit le flot humide.

LYCOMÈDE, â Ulysse et à Diomède.

Rois, mes filles quittant leur allure timide, Ont parlé devant vous peut-être imprudemment.

DIOMÈDE

L'amour du sol natal a dans leur sein charmant Comme un rapide orage excité ces colères.

ULYSSE

Mais permets qu'à présent, sous tes yeux tutélaires, Nous puissions leur offrir quelques dons, par malheur Indignes de l'éclat de leur jeunesse en fleur.

LYCOM KD E.

Faites donc.

C'est du moins l'amitié qui les offre.

A ses compagnons. Compagnons, venez là. Plus près. Videz ce coffre. Tandis que les Compagnons d'Ulysse vident le coffre et étalent sur la table les objets qu'il contient, Deidamia attire ses saurs à l'écart.

3 o8 Deïda m i a .

D E 1 D A M I Aj a ses sœurs.

Mes sœurs, n'oubliez pas, avec vos Jeunes ans, . Qu'un piège sûr est là, caché sous leurs présents. Imitons bien Achille et son âme hautaine, Et ces marchands de ruse en seront pour leur peine!

Bas à Achille.

Toi, mon maître! obéis enfin.

A CH'I LL E, bas à Deïdamia.

Mais tu le. vois, Je suis très-doux.

DEÏDAMIA, bas à. Achille.

Oui, comme un louveteau des bois!

' ACH IL LE, Z'di à Deïdamia. — Avec un sourire. O femme!

DEÏDAMIA, has à Achille.

Hector n'est pas ici, ni son armée.

ACHILLE, has à Deldainia.

Hector ! — Plût aux Dieux qu'il y fût, ma bien-aimée !

Les Princesses se rapprochent d'Ulysse, qui détaille et leur montre avec complaisance les présents étalés sur la table. ■ .

ULYSSE, aux Princesses.

Voici des thyrses chers à Bacçhos, jeune Dieu, Des joyaux où reluit la chrysolite en feu. Des tambourins légers, des quenouilles fleuries. Des peaux de daim où l'or éclate en broderies, — A Lycomède, en lui montrant les armes étalées à côté des joyaux.

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