Acte II, scène V
Soient un supplice !
Eros tend vers Diane ses mains suppliantes, mais elle le chasse d'un geste impérieux. Il s'enfuit désespéré et retenant ses larmes.
G N I P HO Nj poursuivant de son sarcasme Eros qu'on ne voit plus.
Va célébrer ton martyre î Revenant vers Diane, et raillant, avec un rire méchant .
Il en tient, le méchant, le traître!
DIANE, froide et implacable.
Vil Satyre, Tu t'es mêlé parmi les Dieux étourdiment, J'imagine. Reçois ton juste châtiment.
Puisqu'à la dureté cette âme s'évertue, Qu'elle soit marbre dur et froid. Deviens statue.
Un coup de tonnerre retentit, et Gniphon, dont le visage exprime une désolation indicible, est changé en une statue de marbre à gaine, qui reproduit en Us immobilisant son méchant sourire et ses traits grotesques.
DIANE, avec mélancolie.
Oublie enfin ! Mais moi, qui chéris mon affront, Moi, quel zéphyr glacé rafraîchira mon front ! Les Nymphes paraissent, attirées par l'appel du cor de Diane.
(j-t Diane au bois.