Scène VII. loj
ORGO N.
Grâce ! ma chère enfant !
COLOMBINE
Cherchez qui vous mijote !
Ils vous apporteront des plats de la gargote.
ORGON
Non!
COLQMBINE.
Des plats où les doigts auront fait des circuits ! Des rôtis calcinés...
ORGON, déso lé.
Et des ragoûts pas cuits!
COLOMBINE
Ils prendront, où l'on fait un commerce qu'empêche La police, des vins faits de bois de campêche!
ORGON
Ma petite mignonne !
COLOMBINE
En vain vous me flattez :
Des bouillons sans couleur et des vins frelatés, Voilà votre lot.
ORGON, à part avec atleuilrissemeiit.
Ciel, à qui je rends hommage.
Ecarte de mes yeux cette funeste image !
Haut.
Colombe, mon trésor, vois-tu, j'ai réfléchi :
lo^ Le Beau Lcandre.
Tes raisons et surtout ta grâce m'ont fléchi. Je m'en vais te donner ton argent.
Coloiiibiiie veut parler, Orgon l'interrompt.
Point d'affaire.
Je ne demande pas ce que tu veux en faire.
COLOMBINE
Et vous faites fort bien.
ORGON , à part.
Son aplomb m'interdit.
COLOMBINE
D'autant mieux que jamais je ne vous l'aurais dit.
ORGON , à part.
C'est un grave malheur, mais enfin, sans rien prendre Chez moi, je donnerai les écus que Léandre Va m'apporter ici tout à l'heure.
COLOMBINE, à part.
Merci, Amour! mon Léandre est sauvé.
Léandre parait au fond.
Mais le voici.
Quel bonheur ! c'en est fait des périlleux négoces, Je vois s'ouvrir les fleurs de mon bouquet de noces !