Acte I, scène V. 14J
FLORISEj se lournanl gracieusement vers Hardy.
Le voulez-vous, Hardy?
HARDY
Comme nous ne Jouons qu'après-demain, la chose Se pourrait ; mais pendant cette agréable pause, Il nous faudrait un peu recorder entre nous La pièce.
PYMANTE
Comment donc ! Nous serons heureux tous, Montrant les comédiens.
Elles, nous, Jodelet, cet humble satellite. De réciter au mieux L'Amazone Hippoiyte !
F L O R I s E, à Hardy.
Et, s'il se peut, nous vous rendrons vos vers savants Encor tout enflammés, poiite, et bien vivants!
OLIVIER, à Florise.
Entrons donc !
FLORISE, gaiement.
Oui.
Olivier offre sa main à Florise, et ils se mettent en marche vers le château. — Amarante et Lucinde s'approchent de Rosidor, qui, depuis un moment, regarde attentivement Cclidie; puis, impatientées par sa distraction, s'éloignent.
ROSIDOR, admirant les diamants de Célidce, à part.
De vrais soleils !
Haut, à Cilidêe.
i^-t Florise.
Daignez, madame, Prendre ma main.
P Y M A N T Ej offrant sa main à Amarante. Cher astre...
A M A R A N T F, le repoussant.
Allez, roi de Pergame !
J O D E L E T, offrant sa main â Lucinde. Oserai-je?..
L U C I N D E, Je repoussant.
Va-l'en, chimère, spectre vain!
Apres avoir ainsi affronté les comédiens, Amarante et Lncinde s^approcheni toutes deux ensemble de Hardy, que chacune d'elles espère avoir pour cavalier.
AMARANTE, à Hardy.
Cher poëte !
L u c I N D E, de même .
Mon cher Hardy!
Hardy feint d'hésiter entre Amarante et Lucinde, puis, tout à coup, abandonnant l'une et l'autre, interpelle Sylvain, qu'il amène sur le devant de la scène.
HARDY
Monsieur Sylvain !
LUCINDE, a Amarantf.
L'impertinent !