ARISTOPHANE, THALIE
Non pas, mon cher poète; allons, rappelle-toi Nos conversations d'hier. Dans ton effroi De tant de sots, livrés par nous à la risée, Tu proclamais déjà la matière épuisée.
Je t'ai promis Paris, grand, sublime, hideux, Inextricable, et mil huit cent cinquante-deux 1 Si tant d'événements nouveaux, et tant d'idées Assiègent ta raison en vagues débordées, C'est que je t'ai voulu dans le ciel des esprits, Dans la ville immortelle et féconde, à Paris!
ARISTOPHANE
A Paris!
16 LE FEUILLETON D ' ARI STO P !ï A N F.
TEALÏE.
Tu yenas ï'Âthfcnes rajeunie, Titaiî dont l'univers subit l'ai dent gonie, Nouvel ÂUas qui tient Ja terre dans ses bras, Tu liras dans son livre, et tu contempleras Ce monde oiagtufkfltte épris de sa chimère, Que j'aime, et dont Balzac fut l'immortel Homère.
ARISTOPHANE
Un poète, dis-tu; l'Homère d'aujourd'hui! Répète-moi ce nom qui seul résume en lui La nouvelle patrie où mon destin m'amène!
Balzac!
aristophane.
Et qu'a-t-il peint?
THALIE