‹ ComédiesChapitre 206 sur 271 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

FLOÎUSE, jouant Nîppohjte.

Quel phltre — j'en rougis! — égare ma raison?

Car, dussë-je être esclave en ta haute maison, .1

Je bâtirais encor ma chaîne meurtrière !

ROSïDOR, jouant Thésée,

Viens donc, et tu seras ma reine et ma guerrière t S'il est des Cer oyons encore ou des Swwt/j, La Grèce te verra, guerrière aux bras de tus3 Les vaincre à mes côtés, de ma gfoîre jalouse. Sois ma compagne, sois ma sœur, sois mon épouse t

F^ORISE, jouant Bîppùtyfa — Avec ex aï talion.

L'ai- je bien entendu ? Vas4a bien dit, ô roi,

0 tueur de lions, que tu me veux pour toi ?

Oh! s'il eu est ainsi, que l'Hydre aux mil te bouches.

Que les géants sanglants, que les brigands farouches

Bmiû issent pour venir barrer n o t re ch t m in !

A nous deux, couple heureux, terrible et surhumain.

Bans les bourgs que lu Haine aveugle rapetisse*

Nous irons, promenant l éternelle Justice f

Détruire à chaque pas l'esclavage odieux !

ROSI DO R, jouaot Thésée, — Attirant Florisa sur son cœur,

0 mon amante ! Viens, digne race des Ihmx, Vaincre pour le devoir et dépasse? l'élite Le nos héros !

FLOR1SË, jouant EijtpGlyte. — Avoc amour*

Thésée!

EOSltiOR, jouant T/iésée.

O ma chère Hippolyte !

Florise a joué toute cette scène avec une haute émotion tragique, dont la puissance a charmé et subjugué ses auditeurs, qui, haletants, silencieux, vaincus, sont restes suspendus à ses lèvres. Quand elle s'arrête, tous les personnages laissent échapper un murmure d'admiration, et s'empressent autour d'elle pour la remercier et la féliciter.

37& FLOftlSE.

HARDY, preu&riL les mains de Fiorise. — Avec effatiom. Ah! Fiorise!

Quel feu !

JODELET

Quelle àme I

Quel émoi !

ROSIDOH.

Quels élans fiers !

CÉLIDÉE.

Quels cris victorieux I OLIVIER, s' approchant à son tour.

Mais quoi !

Fiorise, à ce vil jeu vous donner tout entière ! La fièvre cependant brûle votre paupière. Ah ! voyez, ces cruels prodiges vous tueront : Vous pâlissez, et l'eau coule sur votre front !

Bas, avec colère.

Et. puis, voir un bouffon de ces hordes maudites Vous tenir dans ses bras ! près de son cœur !

FLOHISE, avec une indifférence hautaine et superbe.

Vous dites?

OLIVIER, à mi-vois.

Reposez-vous, — un tel çffort doit vous briser, — Dans votre ajjpearfcemeni. — Venez»

FLORISE, haut, avec éatafe.

Me reposer!

Quand je revis 1 Quand je renais 1 Quand je m'élance Au but, après avoir rompu l'affreux silence ! Oui, c'est bien mol, Fiorise ! Enfin ! — Je triomphais De vous et je jouais à rameur. J'étouffais] Avec une pcnfanda «évesia»

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