SCÈNE VI. f
Où tonte la nichée au plumage vermeil
Fait éclater son rire en face du soleil !
Oui, nous irons toucher du pied les mosaïques,
Nous bercer dans la brise où passent les musiques,
Et rire avec Boccace au pied des orangers !
Ou, si vous avez peur de mes champs étrangers,
Nous pourrons dans vos bois, qu'un nouvel art décore,
Arranger pour nous seuls une Italie encore,
Et, dans quelque séjour par vos soins embelli,
Près du riant Aulnay retrouver Tivoli !
BÏANCOLELLI.
Laisse le champ stérile et nu que tu défriches,
Prends ton bâton de route et viens, nous sommes riches!
DUFRESNY, rêveur.
Non ! avoir de l'or, c'est savoir qu'on n'en a pas Sur votre pas, d'ailleurs, puis-je régler mon pas Comme à ce qui me hait sauvage à ce qui m'aime, J'ai, vous le savez bien, quitté le roi lui-même Par amour de l'espace et non pas par fierté. Je n'estime ici-bas qu'un bien : ma liberté !
BÏANCOLELLI.
O l'esclave éternel qui ne veut pas de chaînes !
LUCRÈCE
Malgré l'automne, il est encore sous les chênes Festonnés par la mousse, un coin de gazons verts : Adieu, nous allons être heureux !
BÏANCOLELLI.
Toi, fais des vers
DUFRESNY
Adieu, Jeunesse !
LUCRÈCE , avec raillerie.
Adieu i
UO
Lti COUSIN DU KOI,