‹ ComédiesChapitre 93 sur 271 · ACTE I, SCKXG m · texte numérisé non relu

ACTE I, SCKXG m

Elle passe pour sage, et ne reut pas d'amant.

DIANE

Oh ! son cœur est vêtu d'un triple diamant, Elle est irréprochable, ou du moins fort habile. Tout tremble à son aspect ; mais à voir que sa bile S'épanche contre tous en discours outrageants, On dirait qu'elle en veut terriblement aux gens Du mal qu'elle se donne à faire la tigresse.

gladcé.

Pallas hait les festins et leur vaine allégresse. On vante sa réserve extrême.

DIANE

Que dis-tu, Ma petite Glaucé, d'un dragon de vertu Si rigide qui, pour éviter qu'on l'embrasse, A besoin de garder son casque et sa cuirasse ? Rire des Nymphes.

EUNICE, riant Quelle sagesse !

M ÉLITE

Mais l'adorable Cypris?

DIANE

Sa chevelure est d'or, son visage de lys ! Tout lui sourit; chacun la fête, chacun l'aime, Vulcain, Mars, Adonis, Anchise, Phébus même, Hommes et Dieux ; sans cesse un flot grossit le cour Sans cesse débordé de ce fleuve d'amours ; Mais ses larmes, sa voix, ses regards, son sourire, Tout crie en elle : « Ayez pitié de mon martyre ! Par grâce, adorez-moi! » Ses yeux, toujours vainqueurs, Se baissent constamment pour ramasser des cœurs,

Et cette reine aux yeux de flamme, aux bras avare»,

En chercherait, je crois, jusques chez les barbares.

Certes, quand on ne craint ni honte ni mépris,

11 est aisé d'avoir des amants à ce prix :

On fait à bon marché ses preuves de noblesse ;

Mais entre nous, enfants, c'est, pour une Déesse,

Respirer un encens par trop substantiel,

Et la chose est fort laide ailleurs que dans le ciel l

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