‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 154 sur 219 · I. Extrait du compte rendu · texte numérisé non relu

I. Extrait du compte rendu

Matins avait été l'ami de César. Beaucoup d'autres avaient été les amis de César, du temps oîi il était heureux,

puissant et riche! Cicéron lui-même l'avait été. Mais

après les ides de mars 44, et pendant un mois ou deux, il se trouva comme par hasard que personne ne se rappelait avoir été l'ami de César. Nous avons de Cicéron, du grand, mais faible, mais impressionnable Cicéron, des lettres que vous connaissez, adressées à Brutus, à Cassius, le lendemain de l'assassinat, et qui ne lui font pas grand honneur. Cicéron! lui que César avait toujours ménagé, qu'il avait non seulement couvert de sa clémence, mais accueilli de nouveau, comme si Pharsale et Dyrrachium ne les eussent jamais séparés..., Cicéron, qui lui recommandait encore l'année précédente un protégé, dans les termes que vous avez'vus [Ad fain., XIII, 16), Cicéron a jeté un long cri de joie devant le cadavre du « tyran » et la passion politique l'a emporté chez lui sur tous les souvenirs. — Matius n'était pas un grand orateur, et tout en se piquant d'aimer la république, il savait excuser les hommes, les juger avec mesure, et rester maître de ses nerfs ; Matius était dans toute la force du terme, un « modéré » honnête et bon, un de ceux que les violents traitent volontiers de traîtres, jusqu'au jour où ils ont eux-mêmes besoin de leur équité.

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