‹ Comment apprendre le latin à nos filsChapitre 73 sur 219 · EN CINQUIÈME UNE FABLE DE PHÈDRE · texte numérisé non relu

EN CINQUIÈME UNE FABLE DE PHÈDRE

Canis et "Lupus.

— Qu'y a-t-il de plus intéressant dans une fable? Est-ce la morale?

Tous. — Non, non!

F. — C'est la peinture des caractères... La morale, ici, n'occupe qu'un seul vers, le premier :

Quam dulcis sit libertas, breviter proloquar.

Je dirai en peu de mots — combien douce est la liberté.

H. — Dans les autres fables, elle est tout aussi courte.

— Oui, deux vers au plus suffisent à l'exprimer. Il est vrai que, souvent, le récit n'en occupe que huit ou dix. La fable que nous expliquons aujourd'hui est une des plus développées ; vous n'en ti'ouvez guère qu'une dizaine de ce genre dans tout le recueil. Les autres sont plus proches, par leur brièveté, de l'apologue ésopique que de la fable française; ce sont à peine des œuvres d'art. Celle-ci, par exception, peut être comparée, sans trop souffrir du rapprochement, au chef-d'œuvre de La Fontaine. Essayons d'y découvrir des qualités analogues à celles de notre grand poète.

Quelle est la première qualité nécessaire pour rendre un récit vivant, animé, pour en faire, suivant le mot de La Fontaine,' un petit drame, une comédie?

P. — Il faut faire des portraits.

— Par quels procédés? Gomment vous y prenez-vous, jorsque je vous donne un sujet de narration?

LA LECTURE DES TEXTES l63

Plusieurs. — On cherche les idées.

F. — On les met en ordre.

— La première qualité de l'écrivain, sinon du poète, est donc Tart de la composition.

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