D. CHAPITEAUX
Pour les chapiteaux, la doctrine de la Renaissance voulait qu'on revînt à la ligne horizontale de l'antiquité, et l'on y revint en effet en architecture aussi
LA RENAISSANCE
bien que dans les meubles, mais avec quelle fantaisie, quels caprices d'imagination, quelle insatiable fécondité, tantôt d'une verve spirituelle et ironique, tantôt d'une grâce souriante et molle, où se révèle un côté
Fig. 161.
Fk. 162.
Fiff. 163.
Fig. 164.
loi
Fig. 165.
Fig. 107.
Fig. 168.
Fig. 169.
Fig. 170.
sensuel de la pensée ambiante. Les bases ont de l'ampleur et de la force {fig. 165, 166, 167), sans cesser d'être élégantes; les chapiteaux, les corniches et les entablements perdent de leur correction sous la surcharge des ornements {fig. 161, 162, 163, 164); les cartouches et les panneaux
(fig. 168, 169, 170) s'offrent à la fantaisie des artistes, qui ne se font pas faute d'y inscrire,, en une formule essentiellement décorative, tout ce que leur inspiration vagabonde leur suggère. Les frises, qui parfois ne s'appliquent qu'à copier l'antiquité , témoignent souvent d'une originalité propre; il n'est pas jusqu'aux portes et aux fenêtres, jusqu'aux battants des meubles qui ne soient à eux seuls des monuments à système
complet de décoration variée. Enfin, plus spécialement en ce qui concerne l'architecture, la Renaissance s'est dépensée en inventions admirables pour les cheminées et les toitures.