‹ Comment finiront Guillaume II et ses complicesChapitre 24 sur 57 · Le gouvernement de la République a protesté, auprès · texte numérisé non relu

Le gouvernement de la République a protesté, auprès

sépultures à Carlepont, Candor et Roiglise, en mars 191 7.

5. Von Mackensen, maréchal, commandant en chef l'armée du Danube. Vol de 100 millions à la ville de Bucarest (décembre 1 9 1 6). Pillages dans la ville, pillage et (( déménagement » à l'allemande du palais royal. Vols, incendies, pillage, exécutions de notables et de paysans en Valachie. Fusillade d'environ mille enfants roumains, de 10 à 17 ans, sous prétexte de complot (destruction systématique des races latines et slaves, ordonnée par Guillaume II). Régime de terreur sur la Roumanie occupée (mars 19 17). En juin 19 17, vol de 250 millions en Roumanie occupée.

6. Trince Rupprecht de Bavière, fils de Louis III, kronprinz bavarois, commandant en chef d'un groupe d'armées en Flandre française et en Picardie, en 19 16. Il opéra en Pologne russe en 191 5, notamment à Varsovie: massacres, pillage, pendaisons d'habitants et de prisonniers, viols. On lui doit l'affamement et les déportations de Lille, Roubaix et Tourcoing, les vols de matières et d'argent, d'accord avec le sinistre Von Gravenitz, gouverneur militaire de Lille. En mars 19 17, ce bandit s'est surpassé dans l'exécution des infamies ordonnées par le

des neutres, le 24 mars 1917, contre les atrocités commises dans les régions de la Somme, de l'Aisne et de l'Oise. Le 25 mars, le maréchal sir Douglas Haig, au nom de l'armée britannique, et le général Nivelle, au nom de l'armée française, ont élevé la même protestation.

généralissime Hindenburg. Destruction et incendie des villes de Péronne, Chauny, Bapaume, etc.; villages incendiés, pillés; nouvelles déportations dans toute la région. Saccagement complet. Destruction du château historique de Péronne. Fabrication et émission de faux billets des villes de Chauny et de Saint- Quentin (1916)^ Vol de meubles aux habitants de Mons, en avril 19 17. Complicité dans les vols d'argent aux déportés français.

7. Von Fleck, général, commandant le 17^ corps d'armée. Destruction, incendie, pillage de la ville de Ham (Somme) en mars 19 17. Fusillades d'habitants au moment de la retraite. Civils morts de faim et de froid. Vol partiel des vivres envoyés aux habitants par les comités de secours hispano-américains. Vol des meubles de la maison Bernot, où il avait logé à Ham. Destruction du château historique de Ham et de 5 usines. Déportation de éoo personnes, dont 4 malades. Nombreux décès parmi les déportés (Huitième rapport français).

8. Von Schubert, général, commandant une division d'infanterie à Chauny (Aisne). En février et mars 19 17, destruction complète de la ville de Chauny, des vergers et routes environnants.

I. « A tous leurs autres crimes, ils en ont ajouté un nouveau pour avoir tous les titres au bagne. Ils n'étaient qu'assassins, voleurs et faussaires. C'était insuffisant. Ils sont maintenant faux monnayeurs. » (G. Clemenceau, l'Homme

enchaîne.)

Par 1 5 degrés de froid, évacuation forcée des habitants, obligés de se mettre tout nus, — hommes, femmes et jeunes filles, — supplice qui a duré ^://25' heures consécutives, 183 personnes mortes de faim et de froid à la suite de ce traitement barbare. Bombardement des vieillards, femmes et enfants, rassemblés à l'hôpital du faubourg du Brouage et considérés par Von Schubert comme ce bouches inutiles ». (Destruction systématique de la race.) En février 1917, affiche mensongère disant aux habitants de Chauny que (( les Français allaient bientôt arriver pour empoisonner les puits, brûler les meubles, faire sauter les maisons, etc. )). (On reconnaît ici le système des Teutons qui consiste à attribuer à leurs adversaires ce quils ont fait ou vont faire.') Incendie de plusieurs villages autour de Chauny. Vols d'argent aux habitants. Enlèvement de 31 jeunes filles pour le service des officiers ' .

9. X., général, commandant la 15® division d'infanterie allemande à Noyon (Oise) en février et mars 1 9 1 7. Incendie, destruction de plusieurs maisons à Noyon. Pillage dans la ville. Déportation des huit prêtres attachés à la cathédrale. Pillage des banques, coffres-forts fracturés, vol de 1 8 millions aux banquiers de Noyon. Enlèvement de 50 jeunes filles de 15 à 25 ans pour servir d'ordonnances aux officiers. Au moment de la

I . Ce même général Von Schubert s'était signalé en Pologne russe, en 191 5, par des exactions, des massacres et des pillages.

retraite, enlèvement de toutes les femmes de 1 5 à 60 ans, poussées vers Maubeuge et exposées au feu de l'artillerie. Destruction complète du château des sires de Coucy, au moyen de 28.000 kilos d'explosifs. (L'état-major britannique connaît le nom de ce bandit et le produira au moment voulu.)

10. X., général, commandant les troupes d'occupation à Bapaume (Somme) en février et mars 1 9 1 7. Vols, réquisitions exagérées, pillage. Destruction et incendie de la ville. Pillage des banques, vols de titres au porteur, de numéraire et de billets. Vol de la statue du général Faidherbe, vainqueur des Allemands à Bapaume en janvier 1871. Affamement des habitants, vol des vivres envoyés par les comités de secours. (L'état-major britannique connaît le nom de ce criminel.)

1 1. Von Xylan der, général, gouverneur militaire de Péronne (Somme) de 1 9 1 6 à mars 1 9 1 7. Réquisitions et amendes excessives, détentions arbitraires, vol de métaux : cuivre, étain, nickel, etc. Vol de 1.250 francs à la ville. Cruautés envers les rapatriés. (Une rapatriée de Péronne, M"''' Douchet, âgée de 86 ans, est morte en février 19 17, à la suite de mauvais traitements.) En mars, au moment de la retraite, pillage des banques, vol de titres au porteur, pillage complet, incendie et destruction complète de la ville. Destruction du château historique. Vol d'une statue en place publique.

Autour de Péronne, saccagement des vergers, des routes et des fermes. Déportation des femmes.

12. Von Bulow, général, commandant en chef la 2^ armée. Auteur responsable du premier bombardement de la ville et de la cathédrale de Reims. Le 22 août 19 14, pillage et destruction d'Andennes, suivis de cette affiche : « C'est avec mon consentement que toute la localité a été brûlée et que cent personnes environ ont été fusillées. » Le 25 août, autre affiche à Namur : c( Les citoyens qui ne livreront pas avant quatre heures les soldats belges et français seront condamnés aux travaux forcés à perpétuité... On prendra 10 otages dans chaque rue. Si un attentat se produit dans la rue, les 10 otages seront fusillés. » Affiches menaçantes à Liège et à Montjoie (9 août 19 14). A Reims, 12 septembre, détention arbitraire de 100 otages, 'dont 5 prêtres. Par un ordre daté de Saint- Quentin (Aisne), le 16 octobre 19 14, Von Biilow prescrivit à son armée l'emploi de jets de flammes, de liquides fumigènes et de gaz asphyxiants, emploi généralisé depuis par les Barbares. Les liquides enflammés furent employés parles Allemands, notamment le 27 février 191 5, entre la Meuse et TArgonne. (Violation de la convention de la Haye, signée par l'Allemagne le 29 juillet 1899.)

13. "Baron Von Bissing, général, successeur du criminel maréchal Von der Goltz au gouver-

nement général de la Belgique le 3 décembre 19 14, et plus criminel encore que Von der Goltz. Sans scrupule ni le moindre mouvement d'humanité, ce soudard s'est fait le bourreau de la Belgique. Ses crimes sont connus, rappelons-les sans cesse : Refus de demander à Berlin la mise en liberté du courageux bourgmestre de Bruxelles, Max; — atroce proclamation au 7^ corps d'armée, qu'il commandait en août 19 14 : (( Lorsque les civils se permettent de tirer sur nous % les innocents doivent périr avec les coupables... on ne doit pas épargner de vies humaines dans la répression de ces faits cela ne peut nous laisser entraîner à des sentiments de pitié déplacée. » Vol de 25 .000 francs à la ville de Malines, en juin 1 9 1 5 . Décembre 1 9 1 6 , vol de i . 2 5 o francs au sénateur belge Magnette, condamné à la déportation. Décembre 191 6 : (( Les femmes et les enfants belges seront déportés à la place des chefs de famille enfuis. » — 12 septembre 1916 : les maisons détruites seront reconstruites aux frais du budget belge. — Le 20 novembre 1916, la contribution mensuelle de guerre imposée à la Belgique depuis 19 14 est portée de 40 à 50 millions, d'où protestation des conseils provinciaux. En décembre 19 16 et janvier 19 17,

1. On sait que les Allemands eux-mêmes tiraient partout des coups de fusil en l'air, surtout la nuit, afin d'avoir un prétexte pour massacrer les habitants, incendier leurs maisons et les piller tout à leur aise.

2. Aveu du but que poursuit le kaiser en Belgique et dans le nord de la France : la destruction de la race pour mieux s'emparer du sol.

GUILLAUME II ET SES COMPLICES l8l

destruction des forêts de l'Hertogenwald et de Soignes; dans la première seulement, 400 hectares d'arbres volés et expédiés en Allemagne. Ordonnance du 1 5 mai 1 9 1 6 organisant la déportation en masse des ouvriers belges ; femmes et enfants repoussés à coups de crosse. Depuis le jour où Von Bissing prit possession de son gouvernement, innombrables sont les atrocités commises par ce misérable. Il a signé l'ordre d'exécuter de nombreux patriotes ; il a fait tuer, dépouiller, emprisonner. En janvier 19 17, près de 300.000 Belges déportés. Sans parler des vols de machines, de métaux, de bétail, de chevaux, de vivres et d'argent ^ !

14. Klauss, général, commandant une division de la 7^ armée, auteur des massacres de Gerbévilleretde Fraimbois (Meurthe-et-Moselle), août 19 14. A Gerbéviller seulement, plus de 60 assassinats ; parmi les morts 1 5 vieillards, des femmes, des enfants. Comme l'infirmier auxiliaire Lingenheld, portant le brassard de la Croix-Rouge, remuait encore, les bandits l'arrosèrent de pétrole et le brûlèrent vivant. Plus de 300 maisons incendiées.

15. Stenger^ général commandant la 5 8^ brigade d'infanterie dans le nord de la France. La Kultur lui doit le fameux ordre du jour prescrivant l'achèvement des blessés et la mort immé-

I. Von Bissing, décédé en avril 19 17, a été remplacé par le général Falkenhausen.

diate des prisonniers de guerre : « Les prisonniers, même en grandes unités constituées, seront mis à mort. Aucun homme vivant ne doit rester derrière nous. » (Ordre donné à Thiaville [Meurthe-et-Moselle] le 26 août 19 14.)

16. Von Vieber, général-lieutenant. Dans une lettre, désormais célèbre, adressée par lui au bourgmestre de la petite ville de Wavre (27 août 19 14), il réclama trois millions de francs, exigés par le général Von Blilow : « La ville de Wavre sera incendiée et détruite si le paiement ne s'effectue pas à terme utile, sans égards pour personne : les innocents souffriront avec les coupables. y>

ij. Heindrich, général, commandant le corps d'occupation de Lille en 19 14. Affamement de la population par des réquisitions exorbitantes. Suppression de la demande de secours en vivres adressée par le maire au président de la République suisse. Vol de 10 millions à la ville de Lille. Plusieurs rues incendiées. Habitants décédés par suite de sévices.

18. X., général, gouverneur militaire de la Courlande. Ce monstre a fait fusiller 2.000 patriotes Lettons, hommes et femmes, d'avril à décembre 19 16.

19. Von Beseler, général, gouverneur allemand de la Pologne russe depuis 19 16. A Lodz, il fit fusiller 40 affamés qui demandaient du

GUILLAUME II ET SES COMPLICES iS]

pain. Depuis : exactions, menaces, enlèvement des plus jolies Polonaises pour le service personnel des officiers allemands et autrichiens, vol des récoltes et des ressources du pays, régime de suspicion et de terreur, tentative d'enrôlement forcé des Polonais. Plus de 500.000 habitants déportés de force en Allemagne, fin 1916. Les exécutions quotidiennes de patriotes polonais, hommes, femmes, enfants, continuaient encore en 19 17.

20. Von Goeringer, général, commandant les troupes entrées à Lunéville, lors de la première occupation. Menaces envers la population. Groupes de maisons incendiées. Diffamation des Français. Le 25 août 1914, assassinat de 15 habitants. Le 28, nouvelle affiche menaçant la ville de pillage et destruction. Pillage et vols d'argent. Transport des coffres-forts en Allemagne par le sous-officier Weill, espion avant la guerre.

21. X., général, commandant à Senlis (Oise), le 5 septembre 19 14. Incendie et pillage; vols d'argent, de bijoux, de montres et de meubles. Vingt habitants fusillés, parmilesquels M . Odenr, le courageux maire de Senlis, dont le corps fut enterré « les pieds en l'air ». Assassinat d'un débitant de tabac et du jeune garçon qui servit le repas de l'état-major. Achèvement des blessés. Un quartier tout entier, palais de justice, sous-préfecture, 105 maisons incendiés. Orgies dans les hôtels.

22. "Baron Von Luttwitz, général commandant la 4^ armée allemande (7*^ et 8^ corps, 8^ et 18^ corps de réserve). S'est servi dans son armée de balles explosibles jusqu'au 9 septembre 19 14, et cela de son propre aveu. Gouverneur militaire de Bruxelles, il menaça la population par voie d'affiches. En octobre, il fit condamner des habitants innocents par un tribunal militaire. Vols, pillages, extorsions de fonds ordonnés ou tolérés par lui. S^ota : Les 30® et 31*' régiments d'infanterie (prussiens), la 16^ batterie d'artillerie de campagne et le 7^ hussards (poméranien), tous du 8^ corps, ont continué à employer des balles dum-dum, même après l'ordre de les remplacer.

23. Von Gravenitz, général, gouverneur militaire de Lille. Auteur des monstrueuses dé- j portations d'avril et mai 1916, — 30.000 civils, 1 parmi lesquels beaucoup de femmes et de jeunes filles, envoyés en Allemagne, ou ailleurs.

(( Vous, l'évêque, taisez-vous! » dit cette brute à M^'' Charost, qui protestait contre ces infamies. Mêmes déportations à Roubaix et à Tourcoing, renouvelées, en janvier 19 17, dans les trois villes. Vol de 45 millions à la ville de Lille en 1916.

24. X., général prussien, commandant à Varsovie. Il a tué de sa main le comte Thomas Potocki, magnat polonais (19 14).

Page 1