Von Dreicht, général prussien. A Arlon
GUILLAUME II ET SES COMPLICES l8f
(Belgique), étant complètement ivre, il donna l'ordre de fusiller 117 otages; puis, s'étant dégrisé, il éclata de rire en apprenant leur exécution (août 19 14). Accès de bestialité qui caractérise admirablement la race « élue de Dieu ».
26. X., colonel d'un régiment d'infanterie saxon venu de Maubeuge. Assassinat de 1 3 habitants du village de Recquignies. Incendie avec (( pastilles noires » des villages de Recquignies, Elesnes et Beaufort. Détention arbitraire et déportation de civils. 1914
27. Hannapel, colonel du 8^ régiment d'infanterie bavarois. Ce régiment et son chef n'ont pas cessé de rivaliser d'atrocités et d'infamies depuis août 19 14. Le chef-d'œuvre du genre se passa à Nomény (Meurthe-et-Moselle), où commandait Hannapel, les 20 et 21 août 1914 : ordre de fusiller tous les habitants mâles et de raser la ville jusqu'au sol; pillage complet, 80 civils fusillés, 70 autres, dont une nonagénaire, rejetés dans les flammes pendant l'incendie de leurs maisons. Nomény n'existe plus^. Cet horrible 8^ bavarois faisait partie de la 3 3 ^ division de réserve.
1. M. Defontaine, député du Nord, rapatrié de Maubeuge en janvier 19 17, pourra peut-être donner d'utiles indications concernant l'identité de ce colonel et le numéro de son régiment.
2. Les Allemands n'ont jamais pu pardonner à la patriotique population de Nomény l'essai de mobilisation (par suite d'une erreur postale) qui avait si bien réussi dans ce canton un an avant la guerre.
28. X., colonel du 2^ régiment d'infanterie bavarois. Son régiment prit part à l'incendie et aux fusillades de Nomény : (( A cinq heures, nous fut donné l'ordre du régiment de fusiller tous les habitants mâles de Nomény et de raser jusqu'au sol la ville entière. Nous avons foncé dans les maisons. » (Véposirion d'un soldat bavarois prisonnier.)
29. X., colonel du 4^ régiment d'infanterie bavarois. Il fut le complice des crimes commis à Nomény (août 19 14). Le 5 novembre 19 14, à Emberménil (Meurthe-et-Moselle), il fit fusiller une jeune femme enceinte (M""® Masson) et un jeune homme; après quoi il ordonna d'incendier deux maisons.
30. X., colonel du 12^ régiment de landwehr prussienne. A Saint-Maurice (Meurthe-et-Moselle), les 18 et 19 août 1914, incendie du village, habitants rejetés dans les flammes, fusillades.
3 I. X., colonel du ij"" régiment de landwehr prussienne. Mêmes crimes que le précédent, au même endroit, le même jour, auxquels ce chef de corps ajouta le vol de tout le bétail.
32. X., colonel du 178^ régiment d'infanterie (saxon). Au Gué-d'Ossus (Ardennes), le 26 août T914, pillage complet du village, puis incendie au moyen de pastilles chimiques jetées
par des soldats spécialistes. Habitants rejetés dans les flammes,
33. X., colonel du 165^ régiment d'infanterie. Le 3 août 19 14, ce régiment viole la frontière belge, fusille 35 civils à Battice, détruit le village, puis égorge ou fusille 120 civils à Hervé, en laissant au régiment qui le suit le soin d'incendier.
34. X., colonel du 74^ régiment de réserve d'infanterie, 10^ corps d'armée. Ce régiment est entré en Belgique le 15 août 19 14, a brûlé des maisons dans le premier village occupé par lui et, comme le curé protestait, invoquant la neutralité, a pendu cet ecclésiastique et sa sœur qui lui servait de gouvernante.
35. Blegen, lieutenant-colonel. Massacres et destruction de Dinant. Plus de 600 habitants fusillés, dont 34 vieillards, 71 femmes et 17 enfants âgés de moins de neuf ans. 1.200 maisons incendiées (22 août 19 14). Autour de Dinant, 200 personnes assassinées. Le 20 août, assassinat du vice-consul argentin Immer.
36. Von Manteuffel, major. Commandant de place à Louvain, ce monstre y ordonna la série de crimes qui émeuvent encore si douloureusement le monde. Les 25 et 27 août 19 14, toujours sous le prétexte mensonger qu'on avait tiré sur des soldats (toutes les armes étaient à l'hôtel de ville depuis le 4 août), les Barbares
fusillent en masse la population, plus de 100 personnes tombent mortes. Le feu est mis partout: 1.800 maisons incendiées. L'admirable bibliothèque de Louvain détruite. L'Hôtel de Ville, ce chef-d'œuvre que les bandits se vantent d'avoir préservé, ne le fut que parce qu'il logeait l'état-major boche. Plus de 10.000 civils chassés à coups de crosse sur la route de Tirlemont. Vol de 8.000 francs à la commune de Louvain. Pillage complet de la ville.
37. MoDEiSKi, chef d'escadron d'un régiment de cuirassiers boches opérant en Pologne russe. Il ordonna formellement de tuer, ou de pendre, tous les Cosaques qu'on pourrait faire prisonniers (19 14-19 15).
38. Von Mehring, major, commandant la place de Valenciennes, août 19 14. On lui doit cette proclamation : (( J'ai détruit toute la ville... L'ancienne ville d'Orchies, de 5.000 habitants, n'existe plus. Les maisons, l'hôtel de ville et l'église sont anéantis ^)) Vol de 3 millions à la ville de Valenciennes.
39. BoTZWiTZ, major. Achèvement des blessés et assassinat des prisonniers de guerre ( 1 9 1 4). Ce bandit appartient au régiment comte de Biilow de Tervuenwitz.
I. A la date du 31 décembre 1916, les Allemands et leurs alliés avaient déjà détruit 1.360 églisôs, dans les différents pays occupés par leurs hordes. Presque toutes ces églises ont été au préalable profanées.
40. SoMMERFELD, major. Destruction de Termonde (Belgique). Incendie, pillage alternant avec les meurtres d'habitants (août 19 14).
41. Von Bulow, major. Massacres et destruction d'Aerschot (20 août 19 14). 150 personnes fusillées, dont plusieurs, avant l'exécution, durent creuser leur propre tombe. Les femmes forcées d'assister à l'incendie de la ville en tenant les bras en l'air; leur supplice dura six heures. Pillage complet. Vols et viols. Assassinat de l'abbé Dergent, curé de Selrode-près- Louvain. Profanation et destruction partielle de l'église d'Aerschot. (Le major Von Biilow appartenait à l'armée Von Kliick.)
42. Kastendick, major au 57^ d'infanterie (prussien). A Melen (Belgique), le 4 août 1914, il fit fusiller deux femmes, dont l'une tenait par la main un enfant de cinq ans. La mère morte, il donna l'ordre de fusiller l'enfant, (( pour qu'il ne restât pas tout seul ».
43. X., major du 11® bataillon de chasseurs (prussien), 1 corps d'armée. Ordre de fusiller tous les habitants mâles rencontrés en route. Massacres de civils à Anseremme, Leffe, Neffe et Dinant (août 19 14).
44. DiECKMANN, major. A Grivegnée (Belgique), les 6 et 8 septembre 19 14, il prend quantité d'otages et fait afficher que « quiconque n'obtempère pas au commandement :
Levei les bras ! est passible de la peine de mort » . Une vieille femme, qui n'avait pas compris ou exécuté à temps l'ordre, fut fusillée séance tenante. D'autres meurtres d'habitants suivirent cet ignoble crime.
45. x., major du i^' bataillon du 178^ d'infanterie (13^ saxon), 12^ corps d'armée. Massacre ou fusillade d'un village entier, près Dinant (23 août 19 14). Habitants survivants des fusillades de Dinant, et destinés à la déportation, refoulés sur les routes à grands coups de crosse. Complicité avec le major du 1 chasseurs.
46. X., officier supérieur, commandant le camp de déportés de Landau (1914-1915).
Coups, mauvais traitements, travail pénible et forcé. Quantité de morts et de malades. Une femme de 87 ans fut déshabillée, inondée de pétrole, et mourut peu d'heures après des affreuses brûlures qu'elle avait reçues.
47. X., officier supérieur (régiment inconnu) ^ A Marquéglise (Oise), en septembre 19 14, il tua à coups de revolver quatre jeunes civils, — deux Français et deux Belges, — (( pour qu'ils ne fussent point soldats plus tard )).
48. X., officier supérieur, commandant la place de Hasselt. Le 17 août 19 14, il fit afficher
I . Les habitants de Marquéglise, témoins de ces crimes, contribueront à établir l'identité de l'assassin.
l'ordre de fusiller tous les habitants qui n'obéiraient pas aux autorités allemandes, renouvela cet ordre le 28 août, et le fît suivre de déportations, de fusillades et de réquisitions.
49. X., officier supérieur, commandant à Ethe (Luxembourg belge). Il fit assassiner 70 civils de cette localité, malgré leur sauf-conduit. 330 autres civils fusillés le même jour, et la ville pillée et incendiée (août 19 14). Nombreux habitants blessés.
50. X., lieutenant-colonel, ou major, chef de kommandantur à Roisel (Somme) en 1916 et 191 7. Dès son arrivée, il fit fusiller 6 habitants, dont un vieillard de soixante-quinze ans. Le 5 décembre 1 9 1 6, vol de 1.500 francs à la ville. Le 16 février 19T7, déportation de 550 personnes appartenant aux premières familles; le 19, incendie de plusieurs maisons. Le 4 mars, déportation de 208 habitants, incendie du reste de la ville et pillage à peu près complet. Pillage des banques, vol de titres au porteur. Mauvais traitements envers les évacués et vol de leur argent.
51. Von Esfart, officier supérieur, chef de kommandantur à Nesle (Somme) de 19 14 à 19 17. Vol de 16.000 francs à la commune. Incendie et destruction de 100 maisons et de 2 usines. Affamement; plusieurs habitants morts de mauvais traitements. Enlèvement de 164 femmes de 1 7 à 60 ans.