X., officier supérieur, commandant à Ter
gnier (Aisne) en février et mars 19 17. Destruction de la ville, incendie et pillage. Incendie de plusieurs villages autour de Tergnier et de la Fère. Déportation d'habitants, dont beaucoup de jeunes filles. Affamement systématique des populations. Plusieurs habitants décédés par suite de brutalités.
53, 54 et 55. X., X., et X., officiers supérieurs, chefs dekommandanturàRoye (Somme), Lassigny (Oise) et Guiscard (Oise) en mars 19 17. Destruction, incendie et pillage de ces trois villes. Vols de vivres et d'argent aux habitants. Déportations de jeunes filles. Brutalités envers la population. Menaces quotidiennes de fusiller et massacrer. Empoisonnement des puits.
56. Comte de Dohna-Schlodien, capitaine de corvette, commandant le corsaire le éMœwe, nommé aide de camp de Guillaume II à la suite de ses nombreux actes de piraterie, de fin 1 9 1 6 à mars 1 9 1 7. Ce navire, armé et maquillé, a torpillé et coulé, dans l'Atlantique, 18 navires marchands anglais, 3 français, i japonais et i norvégien. Un autre navire anglais, le Tarrowdale^ capturé par lui, lui servit à ramener prisonniers en Allemagne les équipages des navires coulés. (Violation absolue du droit des gens et des conventions de la Haye.)
57. X., major au 2"" escadron du régiment de cuirassiers, attaché à la 38"" division allemande. Empoisonnement des puits dans plu-
sieurs localités d'entre Somme et Oise. (L'ordre de commettre ces crimes, daté du 1 4 mars 1 9 1 7, est entre les mains des armées alliées.)
58. X., officier supérieur, commandant le camp de déportés d'Ohrdruf. Nourriture insuffisante des déportés belges; brutalités envers eux pendant l'année 19 16. Tromperie des délégués neutres visitant ce camp. Manœuvres odieuses, — privation de sommeil et de nourriture, punitions, injures, — dans le but d'arracher (( un engagement de travail » contre leur patrie aux malheureux déportés. En 191 7, 700 Belges de tout âge exposés à un froid de 10 degrés pour refus de travail. Beaucoup sont morts à la suite de ce barbare traitement, bien digne de la Kultur.
59. X., officier de vaisseau, commandant le sous-marin qui torpilla le navire-hôpital anglais (yisturia, sans avertissement, dans la nuit du 20 au 21 mars 19 17. D'où: 31 noyés ou tués, 39 blessés, 12 disparus. (C'était, à cette date, le sixième navire-hôpital torpillé par les Barbares depuis le début de la guerre, ce qui avait produit 247 morts et 73 blessés.)
60. Valentinër, lieutenant de vaisseau, commandant le sous-marin U-38. De 19 14 à fin 19 16, 128 navires neutres ou alliés, coulés par ce sous-marin, soit 182.000 tonnes. Assassinat de marins neutres. Destruction de matériel appartenant à des non-belligérants.
éi. X.5 officier commandant le sous-marin U-33, qui torpilla et coula le paquebot Lusitania, le 7 mai 191 5. Quinze cents noyés, dont beaucoup de femmes et d'enfants. L'officier auteur de ce crime inouï, effarant, et qui trouble la dignité humaine, a reçu de Guillaume II sa répugnante croix de fer. Mais les Boches nous ont jusqu'à présent caché son nom. Ce nom, la justice des Alliés le connaîtra au moment voulu.
62. X., officier commandant le sous-marin qui coula le Tubantia, paquebot hollandais, en mars 19 16. Il faut noter que, d'une façon générale, à chaque crime commis sur des paquebots et des navires marchands, les Teutons s'opposaient de leur mieux à la mise en mer des canots de sauvetage, ou tiraient sur les canots.
63. X., officier commandant le sous-marin qui torpilla V cAmiral-Gameaume , navire-hôpital français, malgré la Croix-Rouge, le 26 octobre 19 14. Le navire, chargé de malades, de blessés, de réfugiés français et belges, attaqué sans avertissement ^ .
64. X., officier commandant le sous-marin qui coula le Tonugal, navire-hôpital francorusse, malgré la Croix-Rouge, en juin 1916. Cent quinze noyés, soldats blessés ou matelots du bord.
I. C'est par le crime de V Amiral-Ganteaiime que les Allemands inaugurèrent leur système d'atrocités sur mer.
65. X., officier commandant le sous-marin qui coula VcArabic sans avertissement préalable ni examen. (A la suite de ce crime, l'Allemagne promit aux Etats-Unis d'atténuer ses procédés de guerre maritime, mais ne tint pas parole.)
66. X., officier commandant le sous-marin qui coula VHesperian sans avertissement. Nombreux noyés.
67. X., officier commandant le sous-marin qui attaqua le navire -hôpital anglais cAsruria^ malgré la Croix-Rouge (15 février 191 5). A cette date, 502 officiers et marins du commerce étaient déjà victimes des Allemands. Ce navire fut torpillé de nouveau en 19 17 (Voir n"" 59).
68. X., officier prussien (armée Von Biilow), qui fit fusiller l'instituteur de Forêts (Belgique) parce qu'il ne voulait pas fouler aux pieds le drapeau belge (août 19 14).
69. X., officier prussien, capitaine ou lieutenant, qui, d'accord avec le lieutenant Kietzmann, du 4"^ d'infanterie prussien, prit part aux horreurs commises à Schaffen (Belgique) : un habitant brûlé vif, deux enterrés vivants, M""'^ Luykx et sa petite-fille de douze ans fusillées ensemble dans une cave, M. Reynders et son petit-neveu de dix ans fusillés dans la rue (août 19 14). 43 autres assassinats.