‹ Comment finiront Guillaume II et ses complicesChapitre 9 sur 57 · Voir aux Annexes la séance du Sénat du 3 1 mars dernier · texte numérisé non relu

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2. — « Par sa politique, notre gouvernement a fait connaître à la classe ouvrière le supplice de la faim. Cette

Encore une fois, voyons ce que pensent d'eux les neutres.

— (( Dans l'exercice de ces actes abominables, écrit M. Léon Maccas, les Allemands né conservaient rien d'humain. Leur pensée s'est montrée incapable d'un retour sur eux-mêmes et sur leur patrie, sur les filles, les fiancées, les épouses, les mères, qu'eux-mêmes avaient laissées au pays. Meurtres en masse, mutilations, tortures, traitement affreux au point de rendre folles les victimes, raffinements au moyen desquels les proches, les parents de celles-ci étaient associés à leur supplice et auxquels on n'a vu manquer ni l'organisation ni la méthode, tels sont les faits »

— (( Le 8 août 19 14, dit M. Ireneu Machado, sénateur du Brésil, quand l'indignité allemande et l'infamie de ce kaiser — dont il n'existe de mots en aucune langue humaine pour exprimer la turpitude et donner une idée exacte de son âme monstrueuse — déchaînèrent toutes les calamités de cette guerre, inimaginées et inimaginables jusqu'ici, je me suis levé immédiatemême politique a dressé contre nous la ligue du monde entier. De nouveaux ennemis surgissent chaque jour contre TAllemagne. Jusqu'à la Chine qui ose dire à nos gouvernants l'indignation qu'elle ressent de nos procédés, L'Amérique nous déclarera la guerre demain. D'autres encore suivront peut-être son exemple. Voilà le résultat de votre politique de conquête! » (Séance duReichstag, du 29 mars 19 17.) — Quelques jours auparavant, à la Chambre des Seigneurs de Prusse, le député Hoffmann déclarait que Guillaume II a fait inutilement tuer deux millions d'Allemands.

I. LÉON Maccas, docteur en droit de l'Université d'Athènes : Les Cruautés allemandes, réquisitoire d'un neutre (Paris, 191 5).

ment contre les ennemis de la civilisation, et, dans ma motion (au Sénat), j'affirmai que, tous les principes et toutes les lois du droit international contemporain étant incorporées aux conquêtes de la civilisation et de Thumanité, leur violation équivalait à une attaque contre le patrimoine commun, contre le patrimoine universel ^.. )) — En tous pays, les hommes de cœur condamnent ces Huns et ces Vandales.

Les Boches ont raison : la baïonnette-scie, la pince-monseigneur et la torche à la main, rien n'approche de ces brutes. Veutschlani ûher ailes. Reste à savoir si Dieu est avec eux, si vraiment, comme l'affirme Guillaume, il les a rejoints le premier jour de la mobilisation. La réponse appartient aux Alliés.

Les Crimes austro-hongrois

Autrichiens, qui passaient pour des doucereux, des damerets même aux yeux des nonobservateurs ; Hongrois, que le souvenir de Kossuth (nous sommes si naïfs en France !) nous portait à croire épris de liberté et pourvus d'une certaine ampleur d'esprit, ces deux nationalités ont étalé leur zèle criminel en cette guerre. Nous n'avons jamais bien cru à la bonté, à la sincérité du peuple viennois après 1 8 1 5 ; mais le

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