IOO SI.'B !,' INTRODUCTION DE [.ANCIENNE CER5UN1E
Chaque année , il y avait dans un lieu appelé Marltlo , sur le bord du Weser, une assemblée générale des députés saxons. Chaque pngus en élisait douze, pris dans les trois classes (i). Onmettaiten délibéra tion,dans cette assemblée, ce qui intéressait la communauté saxonne. Régiepardes familles nobles, soumise à un pouvoir sacerdotal, celle-ci recevait une sorte d'impulsion démocratique de ses assemblées générales annuelles.
Telle était la condition sociale des Saxons depuis nombre de siècles. Déji't quelques imssiouiiimvs sïtaieut présentés au milieu d'eux , mais bien vainement. Deux moines anglosaxons, nommés Ewald , avaient quitte, en Coo, l'île de Bretagne , pour se rendre dans la vieille patrie de leurs ancêtres et y prêcher le christianisme. Ils avaient été tués l'un et l'autre. Quelque temps après la mort de llomface, l'Anglo- Saxon Liafwin, disciple de Grégoire abbé d'Utrecht, et arrière-disciple de Bonii'ace, avait eu le même projet et presque le même sort. Placé par Grégoire aux avant-postes chrétiens du coté des Saxons, il s'était lié d'amitié avec l'un d'entre eux, de race noble et puissant, nommé Folellhert (2). Secondé par lui , il pénétra un jour jusqu'à leur assemblée générale de Marklo sur le Weser, quoique Folchbert l'eût
(1) Sraluto quoque Tcmpore anni lemel ex si n gui il pag» atque ei iisdem ortiiniLus iripnnitis (Edlingi, Frilingi, Lissi).>igillatini liri duodecim
nuncupatun, Mnrito «crreb.nl générale concNium. — Fit. S. IMmlni apud i't.i.i Monum., t. Il, p. 36"i-36a.
(s) Fita S. Ltbaini, Lbid., p. 3Ga.