DAN* L* SOCIÉTÉ CIVILISÉE !>E LEIIHOPE OCCIDENTALE
Je l'antiquité savante avaient été traduit* tlu grec dans le latin par lîoèce , qui avait ainsi conservé pour l'usage des Occidentaux le dépôt de la civilisation intellectuelle. La connaissance de la langue grecque ayant été négligée depuis les invasion* , ce* ouvrages , sans Boëce, n'auraient été connus des chrétiens d'Occident qu'au XII* et au XIII e siècles, par l'inlci iiiédiairedes Arabe*, qui le* leur auraient communiqués alors, avec les autres livres sur la philosophie et sur la science grecques , traduits par les soins des califes abassides.
lies écoles laïques ayant péri dans la Gaule, après la chute de l'administration romaine, les études ecclésiastiques avaient aussi dégénéré (i) vers la fin delà monarchie mérovingienne, à la suite des invasions des Francs austrasiens. A peine existait-il alors quelques moines assezlettrés pour garder le souve-
à la mention d'un fait , d'une date , d'un nom (a), et la langue rustique ou vulgaire commençait à remplacer dans les écrits et dans les diplômes la langue littéraire. On avait perdu la notation de la quantité prosodique et la connaissance des règles grammaticales. Une prononciation vicieuse et une . ignorance générale opéraient déjà la lente révolution qui
ai possiLiUtatis , de cntegorrii cl hjpolhïlîeis jjllogiioiij libres et alla multa scripserit; r|iio<l a ri tli met icim et musicam lalinii scripserit. — Sioi- BBkT. Garni. , de firit Ohot., c. 3j. — Voir aussi Anton., Gei(. Franc, iib. 3, c t. — Bocea Bicox, Opui majai, p. 19.
(1) Cependant on j apprenait toujours les sept ans libéraux. — Gnec.
(a) Dans le VII 1 jiètlu, il n'y a que la siclre chronique de Fiedegaire.
1 3C sur i.'isTKonucTioN de l'ancienne gkumanie devait donner plus tard aux diverses parties de l'Europe romaine leurs idiomes nationaux, dégénérât ions locales du latin, leur idiome universel ([).
Mais le savoir, éteint un moment en daiile, s'était un peu mieux conservé dans la capitale intellectuelle du monde chrétien. Ilavaitété porté dans l'île de llrctagne par des moines romains. Après avoir passé de !' archevêque Théodore àBeverley, de Hevertey à Bède,il passade Rèdeà Aleuin Ces deux derniers composèrent, l'un iineoinineneeun'nt, l'autre à la lin du VIII* siècle, les ouvrages les plus importants (a) qui eussent été
(i) Sibot. Ai™.., Edit. Sirmond., Mb. V, ep. X, p. 897. — Ub. IV, e P . XXII. - Aïir., Carm. VI, p. aSi. — Histoire litlir. de la France pur les religieux bénédictins de la congrégation, de S. ilnnr, t. 111 , p. £11 <■[
(a) Uedj; usebuhlis Opéra,
Bède avait été ilni dans le iiiuiiasière de Girvum (Jarow), i l'époque où l'archevêque Théodore et l'aldie Adrien faisaient enseigner dam l'île de Bretagne tuut ce qui restait des sciences grecques et des lettres latines. — Muni., Act, Sunc, lice. III, pars I, p. 534 et seq. — Oulre Ion Histoire
ecclésiailique et ses ouvrages sur l'Écriture sainte, les Pires, ele il y a
île lui des traités sur : Le teireau de In grnmniaiie,la prosodie, l'orthogmphe, l'arithmétique ,7n raison du cn/cul, les èphimèridt, In musique, les langues, quatre livres d'éléments dt philoiephie,dei extraits dt sentences d'Aristote et île Ctcércm , etc.
Al.uumi Opéra, erlitiiin ,!,■ Itariilmiine, 1777.
Aleuin étudia à York, sous l'évéque Hecbert, disciple de Belle. — Mihi j, Act. Sane., stee. IV, pars 1, Vit. B. Alatmi, auetore anunjmn, p. 45 et seq., et B. A/cuini Elogitm historielsm, p. iGa et scq.
Outre ses itomurein lr»«n sur les livres de l'Ancien el du Nuu-