‹ Comment l'ancienne Germanie est entrée dans la société civilisée de l'Europe occidentale et lui a servi de barrière contre les invasions du Nord mémoire lu à l'Académie des sciences morales et politiques par m. MignetChapitre 28 sur 31 · ANNEXE C · texte numérisé non relu

ANNEXE C

Michel Sériel, autrement appelé Rem ou Fillanouut, était né i Villanova, en Aragon, dam l'année i5no(ij. Il reçut sa première éducation en Espagne, et il se rendit ensuite en liante. Il étudia le druil il Toulouse. Pendant qu'il étai[ dans cette ville , lis diseussùiri.s siuilcvées par Luther,

indépendante qui était k; caractère (lu tetu]is, cl qui appartenait plus à lui encore qu'a tout autre. Les dii-ers novateurs avaient respecté b doctrine sur la trinité. Il conçut sur die un nom eau système qui se rapprochait de celui des anciens Ariens; mais claignaril de le publier en France, il je mira à Bile eui33o(a).

Il entra en communication et en controverse arec OEculampacic sur la question de la trinité. Voici comment Bullingci rend compte de ces commencements des idées de Serre! (3) :

■ Cette année t53o, j'étais présent à un entretien que Zvringle eut avec le pieux et aimé de Dieu docteur OEcolampadc cl avec Capilo et Bueer, entretien dans lequel ils cherchaient comment et par quels mojeni lu vraie et saine vérité évangéliquc pourrait être conservée et avancée malgré la grande opposition ei li résistance de bc.iucr>ii[> de gens. Alors OEcolampade se plaignit de ce qu'il y avait à Italie un T" spa^nul bien impudent et obstiné, Michel Serve! , qui venait d'élever des questions horribles et qui était un Arien. Il ajouta qu'il était à craindre qu'il ne communiquât ces opinions abominables, non seulement i lui dans ses conférences, mais

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A GENÈVE. l3fl aussi à d'autres. Zwingle dit alors : Frère OEcolampade, lu as Lien raison d'j veiller, car la fausse et mauvaise doctrine du méchant e: scélérat Espagnol pourrait bien détruire loult nuire religion cl,i-ilicii:u>. Car si Jésus-Christ n'est pas vrai et étei ru/l I lit-il , il ut m'ijmI tins et ue pourrait pas être nuire Sauveur; et tout ce que les siiiiil. ji ]■(.[! liétes et apùtres el les églises uni enseigné, et don! nous sommes plus que sûrs, serait faux : Dieu nous présent que de pareilles horreurs se répandent parmi nous, aujourd'hui

à la rérité par des raisons claires et nettes. OEcuhmpadc répondit ; J'ai

que rien n'a la moindre influente «u- iiii. /.m in-U- dit: Celle affaire est une chose insuppurLiiui: i:;iui Ih ^'Il^' du Dll'll ; likhc dune que cet te Lo: t;IjIl ilu.:ii .jin- qui F^; :i^ftl i [htiL , ii .■ V.^L iiili! r.oim au préjudice de la

OEcolampade écrivit en conséquence les doux lettres suivantes à Serve! pour le réfuter et le convaincre.

Jean CEcp/ampade à Sccvel d'Espagne.

-Tu m'accuses de dureté et d'impatience à ton égard; pour moi, j'ai une raison plus grande de me plaindre. Tu m'opposes, comme si j'étais un oisif, toutes les inepties que la Sorbonue a débitées sur h trinité. Tu supportes avec peine que j'approuve Alhanase et Grégoire de Naiiinie, ces grands théologiens, cl, qu'à ton exemple, je ne les réfuie point. Tu marches en ennemi nimire Icpli.i.- du Clirisi, qui fut pendant si long-temps écartée du fondement de sa foi. Tu ne souffres point que nous invoquions de nouveaux noms en iinln' tênmi-n.ije, ce îiimiriiiiiiir; tu te le permets dans les interprétations arbilrniri's. L'nmurhr lie Tertulien l'emporte chez loi sur

Dieu comme d'un acte matériel , que nous le regardons comme humainement (ils de Dieu , et que nous anéantissons le titre de uls de Ditu ; et m [8.

l40 ETABLISSES! EN T DE LA ftKFORMB

noua attribues ces choses avec île tels blasphèmes que j'y découvre uniruse diabolique, et cependant je ri- parais a;;n jn-u i-lir< : li"mi,ancrif à Ion éfird,pt(i|ii(j! n'ai pas plus de patience , et que je souffre amèrement que Jésus-Christ , le fils do Dieu, soit ainsi abais.s J-ji d'autres choses je serai doux, mai' je na puis l'èiic a 1 rjjanl des blasphèmes contre le Christ. Toutefnis je recommencerai en peu de mots , et je justifierai nia croyance; |i.' le ferai [luti pour s.itislaitc a t.i cmiusitij i l ;'i Ion innit pour la dispute, mail pourvue tu ne tcnni-iu-iHis-vs pus sa ns crise di iu'avoii trouvé sans réponse.

■ Tu nies que les deux natures puissent coexister dans la même personne. Moi , je réponds d'après Jean : le vcrl>e a été fait chair, yirbum

leDiet

en sortit pour accepter la forme de l'esil.ive, Pour loi , h prehtiittn est la "eriLUtiou tnêmi' de la côiir. Moi , jii sais ifue la pu dation rlu verln- exista au cojiiiiii-ik ruirul , ri lut toujours ,]n' I JLi"i.l ; car le verbe repousse huit a ...t ois se meut, .liais pour la génération de la chair, il n'en est pas ainsi. KMi' a roniincrn r niéiiir li'uip^ .pie fi' iimtiilr. Qui' si lu dis <jue la chair ayant existé tonlr rlérnitr . rll.Mi'ésl :.:;r. autre étiusc que le monde. Tu feras ainsi un fils de Dieu éminent , en ne distinguant point le verbe du fils, ce qui est ton sentiment. Au commencement était le verbe, c'est-à-dire, au comme tire iu eut twistait l'image cv.pr.ssc <lc la substance de Dieu. Or, le fils, qui est celte image invisible de Dieu, existait aussi. Tu réponds : Dans les écrits des prophètes, ne prédit-on pas la future

A GENEVE. l4i l'incarnation ? comment ilom- est-il sorti du père 1 Comment êtiil-il avant

Tu réponds ; Je soutiens que le mande est île toute éternité, quoiqu'il ait été Cléé par Dieu , ri c'u! la mémo |irnpnsiluiti .le dire que le lils esc depuis la création ilu Inonde , ou eu d'autres terme depuis son eomqu'il est depuis l'éternité. Voilà dune la gloire que lu de Dieu. Tu le fais coéternel à son pire de la même

auprès de son pi-ru, .-on saint c-.pi il nous est eommnniqué par le ministère îles anges; et nous louons , ci bénissons- el glorifions tous ses ouvrages comme la «luire ri la puissance- île Dieu, cl nous baptisons, au nnlll du père et il" (ils et du mini esprit, à la gloire des dispositions itieiprimalile" (le Dieu pour assurer noue salut. - Celte con!ession, dis-jo, un liouiTiie simple et sans déliante l'ii[>[ivimv,.-raii prul-cire. Slais parce que tu as déclaré ton sentiment, je l'ciocto comme fausse. Nous admettons ,-t nous aussi Dieu simple tic nature, cl en aucune manière composé ; mais dans celle Ires-simple nature, nous i.-i:oïi:i. !].-■■ >:is !] nis livposlrisi.-s, dont l,i

parle père; mais parce qu'il éiait le fils de Dieu lui-t la semence d'Abrabam , il esl devenu participant de n<

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