Cf. Bulletin du bibliophile, 1898, pièce n
2. Cf. Epitre à Madame de Ferrare, n° 17 du recueil publié dans le Bulletin du bibliophile, 1898. Sagon fait plusieurs allusions à cet incident. Cf. P. Bonnefon, Le différend de Marot et de Sagon, Revue d'histoire littéraire, 1894.
manuscrites de sa traduction. Un recueil intitulé Aulcuns Pseaulmes et cantiques rnys en chant ' , publié à Strasbourg, en 1539, offre, sur vingt et un morceaux (soit dix-huit psaumes et trois cantiques), douze psaumes de la traduction de Marot, Cet opuscule, anonyme, ne comporte ni préface, ni mention des traducteurs. Les psaumes traduits par Marot sont les i<='", 2«, 3% i5«, 19^, 32=, 5i«, io3^, ii4«, i3o«, i37«, 143e de David. On remarquera que le psaume VI, celui que Marot avait publié en i533, ne fait point partie de ce recueil.
La même année i539, Marot offrait au roi un manuscrit contenant trente psaumes. Cet exemplaire de dédicace était précédé d'une épître de Clément Marot au Roy très chrestien, François premier de ce nom, sur la traduction des Pseaumes de David^. Le poète y présente « au roi très chrestien » un « œuvre et royal et chrestien ». Il insiste moins sur les mérites proprement littéraires de la poésie de David que sur sa valeur morale. Le Psautier se recommande par la noblesse des sujets qu'il traite : ce ne sont point les aventures d'Énée, ni d'Achille, ce sont les louanges du *< Dieu des exercites », la pure loi de Dieu, sa colère contre les réprouvés, sa douceur pour les élus, la prédiction et préfiguration du Christ par David, la création célébrant par sa magnificence la gloire du Créateur, la consolation de toutes les âmes éprouvées ou malades. « Quant est de Tart aux Muses réservé », Marot le vante en termes si vagues qu'il semble bien qu'il n'en a pas senti l'originalité. Il note dans le Psautier des descriptions « propres et belles », des « affections », c'est-àdire des passions et plus de « figures » qu'il n'y a de gemmes dans la couronne de François I". Ainsi, à nous en tenir aux termes de cette dédicace, la traduction du Psautier est pour Marot une œuvre pieuse. Qu'il l'ait considérée à l'origine autant comme un exercice littéraire que comme