‹ Comment Marot entreprit et poursuivit la traduction des psaumes de DavidChapitre 16 sur 19 · I. Cf. O. Douen, t. I, p. 3 16 et suiv · texte numérisé non relu

I. Cf. O. Douen, t. I, p. 3 16 et suiv

façon insuffisante; pourtant on peut reconnaître dans deux d'entre elles l'édition d'Anvers 1541 et l'édition de Paris, Et. Roffet.

Après un séjour de deux mois en Savoie, Marot arriva à Genève en novembre 1542. Les Calvinistes essayèrent d'attirer à eux cet Évangélique, qui venait de donner des gages à la Réforme en publiant cette traduction des Psaumes. Le 2 décembre 1642, le pasteur Malingre lui écrivit pour l'engager à poursuivre sa traduction des Psaumes^. Marot continuait en effet d'y travailler. Mais il la destinait aux Évangéliques français et non aux Calvinistes genevois. Nous en avons la preuve dans un huitain qu'il adressait, le i5 mars 1543, à François I^r :

Puisque voulez que je poursuive, ô Sire,

L'œuvre royal du Psaultier commencé,

Et que tout cueur aymant Dieu le désire,

D'y besongner me tiens pour dispensé.

S'en sente donc qui vouldra offensé ;

Car ceulx à qui un tel bien ne peut plaire

Doivent penser, si jà ne l'ont pensé

Qu'en vous plaisant me plaist de leur desplaire 2.

Il n'avait nullement l'intention de se fixer à Genève, en dépit des avances que lui faisaient les Calvinistes, Sa pensée se reportait vers Paris. Il se souciait peu de déplaire aux théologiens de Sorbonne, pourvu qu'il fût assuré de la protection du roi. Le roi et la cour, c'était toujours le cercle pour lequel il écrivait, même lorsqu'il traduisait David. On le voit bien par l'épître qu'il adressa, le I" août 1543, « aux dames de France » pour leur recommander ses Psaumes. Il les invite à laisser chansons « mondaines ou salles » pour chanter « sur les espinettes » les cantiques pris dans ce « sainct cancionnaire » :

A fin que du monde s'envole

Ce Dieu inconstant d'Amour foie,

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