‹ Comment Marot entreprit et poursuivit la traduction des psaumes de DavidChapitre 6 sur 19 · Cf. 3* journée, Prologue · texte numérisé non relu

Cf. 3* journée, Prologue

3. Théodore de Bèze, Histoire ecclésiastique des Eglises réformées, i58o, t. I, p. i3.

pour lui plaire que Marot se mit à traduire en français quelques-uns de ces psaumes qu'elle aimait, nous dit-il lui-même, à chanter ou à faire chanter?

Ame légère et mobile, Marot subissait l'influence des esprits distingués et délicats qui s'intéressaient à son sort de poète courtisan, pauvre et toujours insoucieux du lendemain. Il avait épousé la cause des humanistes contre la Faculté de théologie, farouche gardienne des traditions médiévales, et avec une désinvolture de page et une espièglerie d' « escholier », il avait nasardé les maîtres de la Sorbonne, les Béda, les Duchesne et leurs suppôts. Admis dans l'intimité de Marguerite, il prit le ton du cercle de sa protectrice. Il se laissa initier aux lettres sacrées et ne dédaigna point, à l'exemple de la reine de Navarre, de se souvenir de cette érudition spéciale et même d'en faire étalage. C'est ainsi que l'on peut noter, dans celles de ses poésies qui sont antérieures à i533, une réminiscence du chapitre x de l'Evangile selon saint Jean dans l'épître XV au chancelier du Prat^ (1527), une citation de saint Mathieu dans une prière sur la maladie de s^amye ^ ( 1 528), une allusion à la parabole de l'ivraie dans l'élégie XVIIP (i528).

Mais aucun livre de l'Écriture ne paraît avoir produit sur lui autant d'impression que saint Paul, l'auteur préféré de tous Évangéliques. C'est des deux épîtres aux

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