‹ Comment Marot entreprit et poursuivit la traduction des psaumes de DavidChapitre 7 sur 19 · Cf. éd. Jannet, t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. éd. Jannet, t. II, p

« La mauvaise herbe il faut qu'elle périsse, etc. »

Corinthiens et de l'épître aux Romains qu'il a tiré les idées générales qui forment l'argument de l'admirable discours de la Mort « à tous humains », dans la Déploration de Florimond Robertet* (1527). Après avoir décrit les funérailles solennelles de ce grand officier de la couronne qui avait été successivement secrétaire de la reine Anne, de Charles VIII et de Louis XII, puis ministre des Finances et des Affaires étrangères sous François I^"", Marot imagine une prosopopée de la « République françoise ». Elle se lamente sur le sort du roi et du pays, privés d'un si grand ministre, et elle invective la Mort qui, d'un seul coup de son « dard », a tué un mortel et en a navré cent mille. Alors la Mort présente son apologie : on la maudit, mais n'est-ce pas elle la libératrice qui met l'âme humaine hors de sa prison terrestre? N'est-ce pas elle qu'ont désiré de toutes leurs forces :

L'apostre Paul, sainct Martin charitable, Et Augustin, de Dieu tant escrivant...

L'homme ne doit-il pas désirer de mourir pour Christ qui est mort pour lui ? Qu'il accepte donc la mort et qu'il prie Dieu de lui accorder par grâce

La vive foy dont sainct Paul tant escript.

Qui ne reconnaîtrait dans ce lieu commun d'oraison funèbre chrétienne et les sentiments de foi ardente que respire VEpitre aux Romains^ VII, 24, « Infelix ego homo, quis me liberabit de corpore mortis hujus? », et ce défi jeté à la Mort, désarmée à jamais de son dard par le triomphe du Christ, qu'expriment plusieurs versets de la première Épître aux Corinthiens, I, 64 : « Cumautemmortale hoc induerit immortalitatem, tune fiet sermo qui scriptus est : Absorpta est mors in Victoria. — Ubi est, mors, Victoria tua? ubi est, mors, stimulus tuus? », etc. Trente

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