‹ Comment Marot entreprit et poursuivit la traduction des psaumes de DavidChapitre 8 sur 19 · I. Cf. éd. Jannet, t. II, p · texte numérisé non relu

I. Cf. éd. Jannet, t. II, p

ans plus tard, lorsque Ronsard entreprendra de chanter la Mort dans un hymne, c'est avec les mêmes images et les mêmes formules qu'il développera l'idée chrétienne de la mort :

pour Dieu qu'il te souvienne Que ton âme n'est pas Payenne, mais Chrestienne, Et que nostre grand Maistre, en la croix estendu Et mourant, de la Mort l'aiguillon a perdu, Et d'elle maintenant n'a fait qu'un beau passage A retourner au Ciel, pour nous donner courage De porter nostre croix, fardeau léger et doux, Et de mourir pour luy comme il est mort pour nous'...

Marot a donc pratiqué l'Écriture sainte avant i533, date de la publication du premier psaume de David qu'il ait traduit en français. Son œuvre l'atteste et par des réminiscences, et par des citations, et par des emprunts d'idées à saint Paul. "Il est vraisemblable que ce fut sous l'influence du cercle de Marguerite de Navarre qu'il se mit à cette étude. Il est certain, d'après le recueil du texte de Chantilly, que la reine l'encouragea à mettre en « chansons », c'est-à-dire en vers français, les « psaumes divins ». La faveur qu'elle accordait à cette tentative de son poète devint manifeste le jour où elle inséra la traduction du VI^ psaume dans la seconde édition du Miroir de l'âme pécheresse et laissa publier à la suite de ses propres poèmes V Instruction et Foy d'un chrestien mise en Françoys par Clément Marot. Tous deux collaboraient à la même oeuvre évangélique, dans le même esprit et par les mêmes moyens. De même que Marguerite composait ses chansons spirituelles les plus graves sur des airs populaires : Jouyssance vous donneray^, etc., ainsi Marot adaptait sa

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