CHARLES DE VALOIS
Ce goutteux n'était pas un ramolli ', mais un hémiplégique, par suite d'hémorragie cérébrale, comme l'indique ce passage d'un mémorialiste contemporain : « ita ut usu memlirorum suorum parte média corporis privaretur ». Donc, lésion cérébrale en foyer provenant d'une attaque d'apoplexie du 26 mai 1325. L'inversion du caractère, suivant Brachet, se produit dans les lésions cérébrales circonscrites.
Il avait accusé stupidement Enguerrand, favori de Philippe le Bel, d'avoir tenté de faire envoûter le roi. Pour cette ridicule accusation, le malheureux subit la torture et fut pendu à Montfaucon, qu'il avait reconstruit, le 30 avril 1315. Charles de 'Valois se repend sur le tard : « Pries, disait-il, pour monseigneur Enguerrand et pour monseigneur Karle ! » C'est ce que le D"' Perrière appelle l'inversion do l'état mental des apoplectiques.
Ce Charles, comte de Valois, fils de Philippe III le Hardi, frère de Philippe IV le Bel, par qui la race de Valois monte sur le trône, est père de Philippe VI le Valois, chef de la branche des Valois, aux trois rameaux.
Il prétexte l'inexpérience de son neveu, le roi Louis X le Ilulin ou le Matin, querelleur, s'empare de l'autorité, règne in parlihus, et fait pendre, répétons-le, Engerrand de Marigny, accusé de malversation sous le règne précédent, celui de Philippe IV le Bel.
Charles de Valois ne fut jamais roi, quoique son oncle, Charles IV le Bel, l'eût fait sacrer roi d'Aragon, mais il fut fils, frère, beau-frère (floi)er< le Bon, roi de Naples),père, oncle.
1. Bien que, du point de vue clinique, selon Garnier et Delamare, le ramollissement cérébral débute souvent par un ictus et se traduit par une hémipléjie plus ou moins complète.
neveu, gendre (1° Charles II le Boiteux, 2° Philippe II, empereur titulaire de Conslantinople), beau-père {Blanche, sa fille, épouse l'empereur Charles IV) de rois.
PHILIPPE VI de Valois
Parce que marié à cinquante-sept ans avec sa jeune cousine, les historiens le font mourir d'un ramollissement cérébral, mais non pas génital, par suite d'excès vénériens discordinala lussuria. Ces imaginatifs ignorent-ils que cinquante-sept ans, pour beaucoup, c'est la seconde jeunesse? Il était si peu ramolli, qu'à son lit de mort, il donne, selon Brachet, de sages conseils à ses fils et ne tient pas le langage d'un gaga. Bref, on ignore de quelle maladie il est mort.
JEAN II le Bon
Son étroite liaison avec le jeune espagnol Charles de la Cerda, le fait accuser d'inversion sexuelle. Quoi qu'il en soit de l'accusation, l'ardent et élégant hidalgo n'en fut pas moins assassiné par ordre du gendre du roi.
Jean Bon, marié à Bonne de Luxembourg, n'était pas Bon : «il fut le plus mauvez et plus cruel qui oncques fust », dit P. Cochon, Chron. normande : il fit décapiter sans jugement le connétable de France, Raoul de Guines, qui eut la Guinb et fit ra-couR-cir le comte d'Har-couRT, à Rouen.
Jean Bon tenait de sa mère, « la maie royne », bancale et cruelle Jeanne (mêmes prénoms) de BouRG-ogne (nom qui commence comme finit celui de sa bru, Bonne de Luxem-BOURo.)
Sa peste de mère, meurt de la peste noire, regardée comme une punition du ciel.
Jean Bon, selon Werunski, mourut de cachexie goutteuse et d'un état fébrile chronique, qui pourrait être d'origine tuberculeuse, par sa mère scrofuleuse.